LES GRANDES LIGNES DE L ÉVOLUTION
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Comme nous l’avons déjà dit (p. 44) on estime commu
nément que i clieval-vapeur est équivalent à 10 hommes ;
la force productive totale de l’industrie, en 1846, repré
sentait 1.060.000 travailleurs (160.000 patrons, plus 300.000
ouvriers de l'industrie proprement dite, plus 200 000
ouvriers travaillant à domicile, plus 40.000 chevaux-
vapeur), or ce nombre est précisément égal à la popu
lation totale de l’industrie en 1896 (1.100.000). 11 en
résulte que la puissance en chevaux vapeur, recensée
en 1896, représente l’augmentation nette de la force
reproductive : cette puissance étant de 430.000 che
vaux-vapeur, cela revient à dire si l’on n’avait pas eu
recours aux machines motrices il eut fallu un supplé
ment de 4 millions 3oo.ooo travailleurs pour atteindre
la production de i8g6 (1) et de près de io millions pour
l'atteindre en igo-. Car, depuis le recensement de 1896
jusqu’en 1907, la force des machines à vapeur a plus
que doublé et a atteint une puissance globale de 929.397
chevaux (2). De 1830 à 1905, l’accroissement moyen du
nombre de chevaux-vapeur utilisés par l'industrie (non
compris les chemins de fer et bateaux) à passé de 5000
à 165.930 ! (3).
Une nouvelle machine à vapeur, installée à Seraing
(1) 1b. p. 42.
(2) Ministère de l’Industrie et du Travail. Statistique des industries
extractives et métallurgiques et des appareils à vapeur en Belgique pour
l’année 1907, p. 30.
(3) En 1900, le nombre de chevaux-vapeur était de 647-378 ; en 1903 de
813.2(8 Voir Statistique des mines, minières, etc. Compte-rendu par
Em. Harzé pour l’année 1900 p. 71; Statistique des industries extracti
ves etc. pour l'année 1905, p. 32 et Waxweii.er. Quelques pages de notre
évolution industrielle. (Extrait de la « Patrie Belge») p. b et 6,