LES CAUSES DE LA DÉCADENCE DU MÉTIER
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prises de transport, les fabriques et les grandes exploitations
dans le commerce, la banque, les assurances,
sont autant de centres qui exigent une quantité énorme
de produits industriels. Puis, il y a les grands magasins,
les sociétés coopératives de consommation qui
concentrent sur quelques points les besoins de populations
nombreuses (1).
L’artisan qui produit en petite quantité ne parvient
pas à répondre à cette demande Ainsi les petits ateliers
de jouets du Marais, qui étaient habitués à des
commandes de quelques milliers de francs, n’étaient
plus de taille à fournir des livraisons de cent ou de
deux cent mille francs réclamées d’un seul coup (2).
La supériorité de la fabrique se ramène donc en
dernière analyse à la différenciation et à l’intégration.
Il en résulte des avantages si considérables que
la décadence du métier nous semble une nécessité
inévitable.
Ayant posé ce principe « en théorie pure », voyous
maintenant la réalité de plus près. Examinons si notre
raisonnement logique répond aux faits concrets, si peutêtre
il n’y a pas de contre-tendances assez fortes qui
arrêtent la concentration industrielle. Eu d’autres termes,
passons à l'étude de la situation et de l’évolution
des métiers en Belgique.
(t) K. Bûcher : Eludes d'histoire etc. 1. c. p. 161.
(2) P Dr Maroussem : Le jouet parisien, 1. c. p. 199.