Full text : L'évolution industrielle de la Belgique

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ÉVOLUTION  INDUSTRIELLE  DE  LA  BELGIQUE

déjà  n’est  en  somme  qu’un  dépérissement  progressif  »,
lisons-nous  dans  l’enquête  sur  les  industries  à  domicile ­
  (1).
La  fabrication  des  bougies,  chandelles  et  cire  (non
renseignée  dans  le  Tableau  II),  avait  en  1846  un  caractère ­
  de  métier.  728  maîtres  occupaient  415  ouvriers,
c’est-à-dire  qu’une  grande  partie  des  patrons  travaillaient ­
  seuls.  En  1896,  les  728  artisans  étaient  remplacés
par  5  grandes  entreprises  (2).
L’industrie  des  «  ouvrages  de  Spa  »  (en  1846,  47  artisans; ­
  en  1896,  ne  figure  pas  dans  le  recensement)  disparait ­
  aussi,  elle  n’a  plus  d’apprentis  (3).  L’art  du
peintre  enlumineur  a  reçu  un  coup  mortel  par  la  découverte ­
  de  la  photographie  et  de  la  cliromolitographie  (4).
La  boissellerie  est  en  pleine  décadence  ;  le  nombre
des  ouvriers  va  en  diminuant  d’année  en  année.  Le
bon  marché  des  émailleries  en  est  la  cause.  Pour  la
cuisson  du  pain,  on  ne  se  sert  plus  de  formes  en  bois,
même  au  fin  fond  des  Ardennes.  On  leur  préfère  les
formes  en  tôle.  Les  cercles  en  tôle  remplacent  aussi
dans  la  fabrication  des  tambours  d’enfants,  les  cercles
en  bois  du  temps  passé  (5).

(1)  Industries  à  domiciie  v.  I,  p.  302
(2)  Recensement  industriel  1896,  v.  V,  p.  106-107
(3)  Commission  Nationale  de  la  Petite  Bourgeoisie,  v.  IV,  p.  247.
(4)  L.  Bannkux  :  L’industrie  boisselière,  1.  c.  p.  G
(»)  Ib.  p.  20  (2)
            
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