Full text : L'évolution industrielle de la Belgique

LA  DÉCADENCE  DU  MÉTIER

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cesser  le  commerce  pour  redevenir  ouvriers  (i).  A
Sottegein,  la  grosse  cordonnerie  perd  du  terrain  parce
que  les  ouvriers  ne  sont  plus  à  la  hauteur  de  leur
métier  (2).  A  Ath,  la  cordonnerie  disparaît  de  plus  en
plus  (3).  A  Diest,  le  métier  décline,  à  cause  de  la  concurrence ­
  des  grandes  fabriques  où  les  chaussures  se
font  à  la  machine  (4).  A  Moll,  l’industrie  cordonnière
dépérit  d’année  en  année  (5).  A  Malines,  même  situation ­
  (G).  A  Hervé  la  lutte  que  le  petit  métier  doit
soutenir  dépasse  ses  forces.  Sans  capital,  sans  crédit,
il  rencontre  à  la  fois  la  concurrence  mécanique  et
celle  des  grandes  entreprises  (7).
L’artisan  est  délaissé  par  ses  ouvriers.  A  Liège,  on
en  trouve  très  difficilement,  parce  que  les  Liégeois
sont  attirés  vers  l’industrie  à  cause  des  hauts  salaires
qu’on  y  paye  (8).  Les  enfants  qui  reprennent  les
affaires  de  leurs  parents  sont  de  plus  en  plus  rares  ;
à  Bruxelles  et  à  Louvain  ils  constituent  l’exception  (9).
Presque  tous  embrassent  une  autre  carrière.  L’obtention ­
  d’uue  place  dans  l’administration  de  l’Etat  est
notamment  l’ambition  d’un  grand  nombre  d’entre  eux  (10).

(1)  Ib.  v.  III,  p.  92.
(2)  Ib.  v.  VI,  p.  238.
(3)  Ib.  v.  V,  p.  239.
(4)  Lb.  v.  VII,  p.  485.
(5)  lb.  v.  II,  p.  555.
(6)  II»,  p.  H44.
(7)  Office  du  Travail.  Les  industries  à  domicile  en  Belgique,  v.  VII,
p.  25.
(8  Commission  Nationale.  Enquête  écrite,  v.  I,  p.  13.
(9)  Ib.  p.  342.
(10)  Ib.  p.  342.
            
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