Full text: L'évolution industrielle de la Belgique

230 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA BELGIQUE 
sur le continent), on réussit à faire d’avance des costu 
mes pour toutes les tailles possibles. 
« Que vous entriez soit chez les Brokaw, les Brow 
ning King, les Brooks et chez tant d’autres à New-York, 
dit un industriel français, M. Selliez ; quelle que soit 
votre conformation ou votre attitude, vous en sortirez 
avec un vêtement allant bien, ayant le cachet de la 
dernière mode et... coûtant très cher» (1). Le vêtement 
« Higli Class » est aussi bien fait dans les grandes 
fabriques, occupant quelquefois un personnel de 3500 
ouvriers, (une maison de Brooklyn, dans deux usines), 
que les qualités inférieures (2). 
Une comparaison statistique des industries de la 
confection de vêtements pour femmes (tailleuses, lin- 
gères, modistes, couturières, etc.) est impossible à cause 
d’une différence de méthode dans le recensement. En 1890, 
on a considéré une tailleuse, modiste, etc., travaillant chez 
elle pour la clientèle, ou bien chez les particuliers eux- 
mêmes comme « maître-d’industrie » (v. NVUI, p. 62). 
Rien ne nous permet d’affirmer qu’on a fait la même 
chose en 1846. Nous pouvons, au contraire, supposer que 
toutes ces personnes furent simplemen omises lors du 
premier recensement industriel. Autrement, nous devrions 
admettre que l’accroissement des couturières, lingères, 
modistes fut de °/o (3), soit 46 fois aussi rapide que 
(1) Mission industrielle aux Etats-Unis, 1. c p. 11. 
(2) Ib. p. 9. 
(3) En 1846, il y avait 219a couturières, lingères, modistes (v. IV, col. 
30-33-34. 
Er, 1896 il y avait : Modistes 6026 
Vêtements pour femmes 43150 
Lingerie 1554 
Chemises 212 
52,942
	        
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