Full text: L'évolution industrielle de la Belgique

LA DÉCADENCE DU MÉTIER 
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On a prétendu souvent que le cyclisme, l’automobi 
lisme, etc. allaient contribuer au développement de 
beaucoup de métiers, notamment de celui du maréchal 
ferrant dans les campagnes. Cette supposition est 
démentie par les faits. Si. pendant une excursion, on 
a besoin d’une réparation, on s’adresse généralement à 
un mécanicien, Celui-ci figure comme artisan-indépen 
dant dans le recensement, mais il dépend si étroite 
ment des maisons dont il vend les articles, qu’il 
n’est en réalité que l’employé de la grande fabrique. 
Ainsi, il y a, en Belgique, environ 200 à 300 mé 
caniciens qui ne fabriquent plus rien, et vendent 
simplement des articles de bicyclettes de la Fabrique 
d’Armes de Guerre de Herstal. Ils reçoivent de celle- 
ci les affiches ; les prix de vente leur sont fixés par 
les catalogues et souvent ils n’ont pas le droit de 
vendre des articles d’autres maisons. Leur indépen 
dance économique est plutôt fictive de même que celle 
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des cabaretiers qui sont sous la dépendance des gran 
des brasseries (1) 
Dans l'industrie de l’habillement la réparation jouait 
jadis un rôle plus important qu'aujourd’hui. Un cos 
tume passait de père en fils. Esclaves de la mode, 
nous renouvelons aujourdliui nos vêtements avec line 
telle rapidité, que l’occasion de les réparer se présente 
assez rarement. 
* 
* * 
La fabrique remplace l’artisan dans tous les métiers 
et dans tous les stades de la production. Mais il y a 
(Il Je don cette information à l’amabilité de M. l'ingénieur Keleflom, 
lors de ma visite a la Fabrique d’Armes de Guerre.
	        
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