298 ÉVOLUTION INDUSTRIELLE DE LA RELGIQUE
représailles eu lui refusant du travail ou en lui don
nant du mauvais ouvrage (1).
A Braine l’Alleud, les bobineurs d’un fabricant de
tissus de coton reçoivent pour prix de leur travail des
bons échangeables dans un magasin déterminé (2).
Dans Vindustrie armurière, on assure que, pour certains
recoupeurs et patrons canonniers, le truck-system est
le seul moyen d’écliapper à la ruine (3). Le payement,
au moins partiel, en denrées est ouvertement pratiqué
par la plupart des marchands de tresses (4).
Les tailleurs de Binche, pour avoir du travail, doi
vent occuper une maison du patron, dont le prix est
forcé (5). Une contrainte morale les oblige à faire des
achats dans les boutiques en relation avec l’entrepre
neur. Sous cette forme déguisée, le truck-system se
retrouve aussi dans la lingerie (6), la bonneterie (7),
la cordonnerie en pays flamand (8), etc.
De même que la loi contre le truck-system, la
législation, interdisant le travail des enfants de moins
de 12 ans, est violée dans l’industrie à domicile. Dans
les ateliers de broderie sur tulle, à Lierre, beaucoup
d’enfants sont âgés de moins de 12 ans et travaillent
pendant de longues heures chaque jour. Pendant les
moments de presse, les jeunes filles de tout âge tra-
(1) Ib. v. Il, d. 164.
(2) Ib. v. VI, p. 97.
(3) lb. v. I, p. 133.
(4) Ib. v. II, p. 163.
(5) Ib. v. VI, p. 129.
(6) Ib. v. VIII, p. 287
(Y) Ib. v. VII, p. 147.
(8) Ib. v. II, p. 149.