314 EVOLUTION INDUSTRIELLE DÈ LA BELGIQUE
sion des liauts-fourneaux. Le succès obtenu avec ces
premières machines a décidé les ingénieurs de la Socié
té Cockerill à tenter la construction de machines plus
fortes.
Or, l’utilisation la plus considérable et la plus immé
diate se présentait dans les souffleries mêmes des
hauts-fourneaux. Le problème de la construction d’une
machine à gaz soufflante a été très heureusement réso
lu. La première machine soufflante, de la force de 600
chevaux effectifs, est entrée en service régulier depuis
le 20 novembre 1899. Il est à prévoir qu’avant peu
d’années les hauts-fourneaux, considérés comme géné
rateurs du gaz, donneront plusieurs milliers de chevaux
de force, dont disposeront les autres divisions des éta
blissements Cockerill qui s’empresseront de supprimer
leurs dispendieuses et toujours dangeureuses chau
dières (1).
Dans ces conditions, les aciéries, les laminoirs, ex
ploités isolément, devront céder la place à de gigan
tesques entreprises combinées, auxquelles les liauts-
fourneaux fourniront gratuitement la force motrice.
La combinaison n’a pas seulement pour résultat l’é
pargne de combustible, elle entraine aussi une dimi
nution de frais de transport, grâce au fait que toutes
les phases de la production ont lieu dans un seul
établissement.
Comme troisième avantage technique de l’entreprise
(1) Société John Cockerill. Notice, 1907, p. S6 ss.