Full text: Rapport sur la journée de huit heures ou la semaine de quarante-huit heures

  
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sont soumis à un traitement préliminaire de calcination qui en chasse 
les impuretés, comme le soufre, l’arsenic, etc. 
I] est nécessaire de les maintenir continuellement en marche parfois, 
afin d’assurer une provision suffisante de minerai pour les fours. 
Dans quelques usines, la chaleur perdue produite par les fours est 
employés à produire de la vapeur qui actionne l’outillage, y compris les 
ventilateurs marchant avec les fours eux-mêmes. C’est là une raison 
de plus de maintenir la chaleur dans les fourneaux, sans quoi on devrait 
s’assurer une source de vapeur supplémentaire ou du matériel électrique, 
(ii) Fabrication du coke et récupération des sous-produits. 
Le coke est produit par la distillation complète du charbon dans les 
fours à coke sous l’action de la chaleur sur les parois extérieures du four ; 
les produits volatils sont évacués sous forme de gaz. Lorsque la dis- 
tillation est assez avancée, on ouvre les fours, le coke est poussé hors 
du four et refroidi à l’aide d’un tuyau d’arrosage à eau. Une nouvelle 
charge de charbon est immédiatement introduite dans le four que l’on 
referme. 
Le gaz produit par la distillation, une fois refroidi, donne des produits 
variés dont les plus importants sont le goudron et l’ammoniaque. De 
ce dernier on extrait, par procédé chimique, le sulfate d’ammoniaque 
qui constitue un engrais précieux. 
Le fonctionnement des fours est continu et exige un travail ininter- 
rompu de jour et de nuit, pendant les sept jours de la semaine. Les 
fours à coke sont disposés en batteries de 40 à GO, et le moindre arrêt 
produirait des perturbations graves dans la marche des opérations et 
entrainerait des pertes considérables. 
90%, environ des ouvriers travaillent sept jours par semaine sur la 
base d’équipes de huit heures. Comme dans les hauts fourneaux, les 
maîtres ouvriers possèdent une longue expérience ; le personnel non 
spécialisé acquiert en quelques mois les connaissances nécessaires, 
(iii) Production et raffinage des huiles schisteuses. 
Les schistes extraits des puits de mines sont versés dans des fours et 
les produits volatils du schiste s’échappent sous la forme de gaz, sous 
l’action de la chaleur. Le gaz est alors refroidi et se condense sous 
forme d’huile, soumise par la suite à une distillation par échelons. Ceci 
revient à dire qu’elle est d’abord soumise à une température modérée qui 
libère les essences très volatiles, telles que le pétrole et le benzène ; 
l’huile résiduelle est alors transférée dans un autre récipient et soumise 
à une température plus élevée qui volatilise la paraffine ete. . . . . 
et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un résidu boueux dont 
la volatilisation est impossible. Ce résidu passe alors par un filtre à 
compression qui en extrait une huile utilisée pour la lubrification des 
machines. Le résidu. solide est ensuite traité par la vapeur jusqu’à 
ce que tous les liquides qu’il contient encore en soient extraits. Le 
produit de cette opération est de la paraffine pure, vendue sous forme 
de pains ou fondue et moulée en bougies.
	        
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