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sont soumis à un traitement préliminaire de calcination qui en chasse
les impuretés, comme le soufre, l’arsenic, etc.
I] est nécessaire de les maintenir continuellement en marche parfois,
afin d’assurer une provision suffisante de minerai pour les fours.
Dans quelques usines, la chaleur perdue produite par les fours est
employés à produire de la vapeur qui actionne l’outillage, y compris les
ventilateurs marchant avec les fours eux-mêmes. C’est là une raison
de plus de maintenir la chaleur dans les fourneaux, sans quoi on devrait
s’assurer une source de vapeur supplémentaire ou du matériel électrique,
(ii) Fabrication du coke et récupération des sous-produits.
Le coke est produit par la distillation complète du charbon dans les
fours à coke sous l’action de la chaleur sur les parois extérieures du four ;
les produits volatils sont évacués sous forme de gaz. Lorsque la dis-
tillation est assez avancée, on ouvre les fours, le coke est poussé hors
du four et refroidi à l’aide d’un tuyau d’arrosage à eau. Une nouvelle
charge de charbon est immédiatement introduite dans le four que l’on
referme.
Le gaz produit par la distillation, une fois refroidi, donne des produits
variés dont les plus importants sont le goudron et l’ammoniaque. De
ce dernier on extrait, par procédé chimique, le sulfate d’ammoniaque
qui constitue un engrais précieux.
Le fonctionnement des fours est continu et exige un travail ininter-
rompu de jour et de nuit, pendant les sept jours de la semaine. Les
fours à coke sont disposés en batteries de 40 à GO, et le moindre arrêt
produirait des perturbations graves dans la marche des opérations et
entrainerait des pertes considérables.
90%, environ des ouvriers travaillent sept jours par semaine sur la
base d’équipes de huit heures. Comme dans les hauts fourneaux, les
maîtres ouvriers possèdent une longue expérience ; le personnel non
spécialisé acquiert en quelques mois les connaissances nécessaires,
(iii) Production et raffinage des huiles schisteuses.
Les schistes extraits des puits de mines sont versés dans des fours et
les produits volatils du schiste s’échappent sous la forme de gaz, sous
l’action de la chaleur. Le gaz est alors refroidi et se condense sous
forme d’huile, soumise par la suite à une distillation par échelons. Ceci
revient à dire qu’elle est d’abord soumise à une température modérée qui
libère les essences très volatiles, telles que le pétrole et le benzène ;
l’huile résiduelle est alors transférée dans un autre récipient et soumise
à une température plus élevée qui volatilise la paraffine ete. . . . .
et ainsi de suite, jusqu’à ce qu’il ne reste plus qu’un résidu boueux dont
la volatilisation est impossible. Ce résidu passe alors par un filtre à
compression qui en extrait une huile utilisée pour la lubrification des
machines. Le résidu. solide est ensuite traité par la vapeur jusqu’à
ce que tous les liquides qu’il contient encore en soient extraits. Le
produit de cette opération est de la paraffine pure, vendue sous forme
de pains ou fondue et moulée en bougies.