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la prolonge pendant la nuit, lorsque le travail est beaucoup
moins abondant. Lorsque les ouvriers passent pério-
diquement d’une équipe à l’autre, afin de prendre alterna-
tivement leur service pendant le jeur et pendant la nuit, le
passage s'effectue assez géneralement en supprimant une
équipe et en prolongeant respectivement la durée d’une
ou de plusieurs équipes. Le Comité recommande donc
que, dans ces industries, la durée du travail n’excède pas
56 heures par semaine, en moyenne, par mois ou pour une
période moindre. ;
Il importe également de se préoccuper des ouvriers qui,
comme les surveillants, le personnel des chaudières et des
réparations, ou dont l’emploi est intermittent ou très
peu fatigant, doivent, par suite de leurs fonctions, fournir
un service avant et après les heures ordinaires de travail.
L’annexe B du projet de convention énumère ces cas, en
se basant sur les renseignements fournis au Comité. Cette
liste est peut être incomplète et la Conférence recevra, sans
doute, des informations complémentaires. Les salaires
des ouvriers visés sont généralement établis en tenant
compte du caractère exceptionnel de leur travail. Il
importe, toutefois, de fixer une certaine limite au nombre
d'heures qu’ils seraient appelés à fournir: le Comité
propose le chiffre maximum de 60 par semaine.
La dernière et la plus importante question à résoudre
est celle des heures supplémentaires. Les cas dans lesquels
ces dernières sont actuellement appliquées peuvent être
répartis en deux catégories :
(«) Heures supplémentaires justifiées par les conditions
spéciales de l’industrie —On en trouvera le résumé dans
l’annexe C au projet de convention. Dans cette catégorie,
les cas les plus notables sont ceux où le travail dépend des
conditions climatériques, où les matériaux mis en œuvre
sont de nature périssable et où l’on est exposé, de temps
à autre, à des ä-coups de travail. Dans ces cas, il serait
difficile, sinon impossible, de satisfaire à des besoins
temporaires en augmentant temporairement le personnel.
On ne saurait non plus recommander, d’une façon générale,
un système reposant sur l’emploi de main-d’œuvre