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Les sociétés coopératives de consommation ont, à un
certain moment, constitué une menace extrêmement
srave pour le commerce privé. Cela tint surtout à ce
qu’elles eurent avant celui-ci, non l’idée des achats en
commun, mais le sens pratique nécessaire pour la réaliser!.
Mais aujourd’hui, leur puissance d’expansion
semble avoir considérablement reculé, comme ce que
nous avons dit plus haut permettait de le prévoir. Elles
maintiendront vraisemblablement leur position, et à
cela leur rôle d’instruments de politique révolutionnaire
ne contribuera pas peu, mais leur rêve de mettre sur
le pavé tout le commerce de détail attendra sa réalisation
jusqu’aux calendes grecques, alors même que les
scrupules qui, il y a vingt ans, empéchaient les gens
« bien » de recourir à leurs services se sont probablement
volatilisés ?. La guerre a opéré bien d’autres « miracles
»,
Le petit commerce, étonné de l'apparition des coopératives,
est revenu de sa surpriseS. Il s’est organisé, il a
passé aux achats en commun. Toutefois, le danger des
coopératives étant non seulement commercial (et comme
tel susceptible d’être écarté par les efforts du comt
Cf. Brandenberger, loc. cit. p. 2.
* Le Dr. J. Steiger écrivait en 1908 (op. cit, p. 47): «Es
) gibt viele Leute, die aus natürlichem Gerechtigkeitsgefühl
à nicht einzusehen vermôgen, warum die Privatgeschäfte
» nicht vornehmlich von denen unterstützt werden sollen,
» die im Leben besser gestellt sind und die der durch die
» Konsumvereine gebotenen Vorteile nicht so bedürftig sind,
»m. a. W. für die man die Konsumvereine nicht geschaffen
» hat. »
3 P. Beuttner, op. cit, p. 13: «Die Revolution in der
» Wirtschaîtstechnik — das soll zugegeben werden —
p überraschte die kleinhändlerische Warenvermittlungsp
tätigkeit. Die zôgernde Haltung des Kleinkaufmannsstandes
> beim Uebergang zur wirtschaftlichen Selbsthilfe leistete
» den besten Vorschub in der Entwicklung der wirtschaft-»lichen
Gegner. »