Full text: Le secours de chômage en Belgique pendant l'occupation Allemande

92 LES SECOURS DE CHOMAGE PENDANT L’OCCUPATION ALLEMANDE 
de taillis pour la fabrication de fagots, qui furent entreprises en vue 
de fournir du combustible à certains villages des Ardennes dont 
l’approvisionnement en charbon était devenu impossible, et aussi 
aux cuisines des Comités locaux chargées de préparer la soupe popu- 
laire. 600 mètres cubes de tourbe furent extraits et de nombreux 
fagots de bois furent confectionnés. La dépense s’éleva à 23.891 fr. 37. 
D. Travaux effectués par les industries privées. 
Le Comité vint en aide à certaines industries, notamment à des 
briqueteries et à des ardoisières, pour qu’elles pussent continuer 
leur exploitation et employer leurs ouvriers. Il passa avec les dirigeants 
de ces établissements des contrats par lesquels il s’engageait à leur 
faire des avances remboursables au fur et à mesure de la vente des 
produits fabriqués. Les produits non vendus remis en stock garan- 
tissaient le Comité de ses créances non encore remboursées. 
Le montant des avances consenties s’éleva à 96.534 francs. 
E. Gardiennat des récoltes. 
« Le gros gibier, notamment le sanglier, s’est multiplié d’une façon 
considérable pendant la guerre, dit le rapport du Comité, au point 
qu’il devenait un véritable danger pour les cultures. Il s’imposait 
donc de prendre des mesures générales de préservation. Dans ce but, 
le Comité provincial accorda sa collaboration financière aux com- 
munes pour l'établissement du gardiennat des récoltes par des veilleurs 
de nuit. Le Comité décida de rétribuer totalement deux veilleurs 
de nuit dans chaque section, à raison de 3 fr. 50 par nuit ; dans les 
sections où ce nombre était jugé insuffisant, il pouvait être augmenté, 
mais chaque veilleur supplémentaire ne touchait qu’un franc par 
nuit du Comité provincial, la commune se chargeant de parfaire 
son salaire. » 
Une somme de 491.222 fr. 50 fut dépensée pour cet objet par le 
Comité. Une étendue d’environ 30.000 hectares de terrains cultivés 
fut ainsi préservée. Le nombre maximum de veilleurs atteint 705 
dans les 145 communes qui bénéficièrent de l’aide de la Section 
Travail. 
F. Construction de citernes à purin. 
Au mois d’octobre 1915, le Comité provincial du Luxembourg 
avait décidé qu’en vue de procurer de l’ouvrage aux maçons, il entre- 
prendrait la construction de fosses à fumier et de citernes à purin. 
Un règlement avait été adopté à ce sujet. 
Il était précédé d’un « exposé des motifs » qui est un véritable petit
	        
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