Full text: Le secours de chômage en Belgique pendant l'occupation Allemande

120 LES SECOURS DE CHOMAGE PENDANT L’OCCUPATION ALLEMANDE 
reconnu, en effet, qu’en laissant toute liberté aux Comités locaux de 
fixer cette limite, certains pouvaient avoir une tendance à l’élever. 
On résolut donc de fixer un maximum que l’état de besoin ne pouvait 
dépasser, laissant toutefois aux Comités locaux, la faculté d’adopter 
des taux inférieurs. L'état de besoin doit être évalué d’une façon 
modérée, dit le règlement ; à titre d’indication, les taux ci-après sont 
donnés comme limite maximum des bases admissibles : 
4 francs par semaine et par membre du ménage âgé de plus de 
seize ans ; ‘ 
3 francs par semaine par membre de 10 à 16 ans : 
2 francs par semaine par membre de moins de 10 ans. 
En fait, ces taux étaient très faibles pour l’époque : l’hiver de 1916. 
Ils devinrent de plus en plus dérisoires à mesure que la misère aug- 
menta, et de toute part, on en demandait le relèvement, ainsi que 
celui de l’indemnité de secours. Pendant toute une période, le Comité 
National résista à toutes ces sollicitations, pour des raisons financières. 
Quand il erut pouvoir faire face aux charges nouvelles, que ce relè- 
vement eût entraînées, il se heurta à l’opposition obstinée de l’autorité 
allemande, qui voyait dans le secours et dans l’évaluation du montant 
de l’état de besoin un obstacle au recrutement des travailleurs dont 
elle désirait le concours. 
Le règlement de janvier 1916 contenait cependant une disposition 
nouvelle qui constituait une légère amélioration. C’était celle relative 
aux enfants atteignant l’âge de 16 ans. L'art. 12 portait : « Le secours 
hebdomadaire de 3 francs peut être alloué aux enfants qui justifieront 
avoir été avant la guerre apprentis dans un des métiers ou professions 
admis au bénéfice des secours et qui ont atteint depuis lors ou attein- 
dront dans la suite l’âge de 16 ans révolus. 
«Ce même secours peut également être accordé aux enfants qui, 
ayant atteint l’âge de 16 ans depuis la guerre, justifieront avoir 
suivi pendant les six premiers mois de l’année 1914, des cours d’en- 
seignement général ou professionnel et avoir été dans l’impossibilité, 
absolue par suite des événements d’obtenir un emploi industriel ou 
commercial ». 
En outre, les enfants qui bénéficiaient du secours de 50 centimes 
depuis la mise en vigueur du règlement et qui ne pourraient jouir du 
secours de 3 francs en question parce qu’ils ne réunissaient pas les condi- 
tions requises ci-dessus, continuèrent à recevoir le secours de 0 fr. 50 
par semaine, même après qu’ils avaient dépassé l’âge de 16 ans. 
Les Comités devaient s’entourer de tous les renseignements utiles 
et se faire produire les certificats nécessaires des institutions d’ensei- 
gnement ou des patrons chez qui l’anprentissage avait été fait.
	        
Waiting...

Note to user

Dear user,

In response to current developments in the web technology used by the Goobi viewer, the software no longer supports your browser.

Please use one of the following browsers to display this page correctly.

Thank you.