LE RÈGLEMENT DU 20 FÉVRIER 1916 "3
travail restera 5 francs. Par conséquent, sur le salaire de 8 francs, il
y a 5 francs à immuniser. Il reste ainsi 3 francs dont la moitié doit
être déduite, soit 1 fr. 50. Le secours de chômage est donc : francs
2 — 1.50 — 0.50 par semaine.
Autre exemple : Soit un ménage comprenant un père chômeur,
la ménagère, 2 fils chômeurs, 2 enfants en dessous de 16 ans, ayant
des ressources autres que le salaire évaluées à 15 francs et gagnant 20
francs de salaire.
Application du barème du chômage complet :
Etat de besoin, 4 + 4 + 4 + 4 + 3 + 3 = 22 francs.
Ressources = 15 francs.
Le secours chômage eût été 22 — 15 = 7 francs.
Application du barème du chômage partiel.
Secours théorique : 3 + 3 + 3 + 1.50 + 0.50 + 0.50 = 11.50.
La prime au travail est ici égale au secours théorique, soit 11.50.
La partie du salaire excédant la prime est de 20 — 11.50 = 8.50,
dont la moitié 4.25 doit être déduite du secours en cas de chômage
complet.
Le secours est donc 7 — 4.25 = 2 fr. 75 par semaine.
On voit que ces calculs étaient assez compliqués.
L’ingéniosité des Comités locaux s’exerça pour les simplifier. Cer-
tains employèrent des formules algébriques, d’autres les traduisirent
en abaques. Ce fut notamment le cas au Comité provincial du Hainaut,
dont on trouvera en annexe (voir N° 2, p. 205), le tableau graphique,
par lequel, connaissant le secours théorique et le salaire on obtient
immédiatement le secours à payer.
Au Comité provincial de Liége, nous employâmes des formules,
qui étaient destinées à faciliter le travail et en même temps à utiliser
les feuilles de chômage employées sous le régime précédent.
On les trouvera aussi à l’annexe N° 2.
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