Full text: Le secours de chômage en Belgique pendant l'occupation Allemande

126 LES SECOURS DE CHOMAGE PENDANT L'’OCCUPATION ALLEMANDE 
les bons circulant comme monnaie, dépréciaient le mark. Elle imposa 
donc au Comité National certaines conditions, qui furent communi- 
quées à la séance du 30 décembre 1915. 
«19 Les bons doivent être émis sous une formule telle qu’ils ne 
puissent point prendre dans la circulation publique le caractère d’une 
monnaie ordinaire, mais qu’ils apparaissent comme étant unique- 
ment les titres de contrôle de la remise des secours. 
«20 L’usage que l’on peut faire du bon doit être clairement indiqué. 
«39 La valeur d’utilisation du bon doit être limitée à l’endroit où il 
est émis. 
«40 Les bons doivent indiquer clairement la date jusqu’à laquelle 
ils peuvent être présentés en remboursement au Comité émetteur. 
«59 Les signatures etc., qui n’ont pour but que de donner le carac- 
tère d’un moyen de circulation de même que toutes les mentions non 
nécessaires quant à la durée de validité du bon et l’usage qu’on en peut 
faire, doivent être évitées. 
«69 Les bons seront chaque mois de couleur différente, la distinc- 
tion de la valeur des bons au moyen de couleurs différentes étant 
sans utilité ». 
Puis, le 20 janvier 1916, le Comité annonça que la question des 
bons avait été définitivement réglée avec les autorités allemandes. 
Ils devaient être d’un type uniforme et d’une couleur semblable — 
variant chaque mois — pour tout le pays, de grandeur et de disposition 
de texte identiques au modèle. On avait obtenu, pour éviter la con- 
trefaçon, qu’ils pussent porter les signatures du président et du 
secrétaire du Comité émetteur. On n’autorisait enfin que des bons 
de 5, 10, 15, et 50 centimes et d’un franc. Les bons pouvaient être 
rédigés soit en français, soit en flamand, soit dans les deux langues. 
La comptabilité spéciale devait être arrêtée chaque mois. Les bons 
non utilisés et les bons remboursés ne pouvaient être détruits que 
par le Comité Provincial et après vérification opérée par celui-ci. 
Mais le 8 juin 1916, à la suite des difficultés de contrôle rencontrées 
pour le paiement des bons aux sans-travail nécessiteux, il fut décidé 
qu’à partir du 1° juillet un quart des indemnités pourrait être payé 
en espèces. On annonçait ensuite que si ce système donnait satis- 
faction, il pourrait être étendu à l’intégralité du secours. 
En effet, à la séance du 31 août, on annonça que les secours de 
chômage pouvaient être distribués en espèces, à partir du 1°" sep- 
tembre. Les Comités étaient directement invités à veiller attentive- 
ment à ce que les sans-travail nécessiteux ne fissent pas un mauvais 
usage des espèces qui leur étaient remises. D'autre part, on leur 
recommandait de favoriser la remise en circulation des monnaies
	        
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