40 LES SECOURS DE CHOMAGE PENDANT L’OCCUPATION ALLEMANDE
À lost, le Fonds de Chômage avait été liquidé, les associations
ouvrières ne payaient que des secours très faibles et très irréguliers.
A Bruges, le Fonds de Chômage avait continué à fonctionner
quelque temps, quelques associations continuaient à distribuer leurs
indemnités ; beaucoup avaient interrompu leur service.
À Eecloo, le Fonds de Chômage avait cessé ses opérations, mais
des secours communaux assez importants allant de 4 à 8 francs par
semaine et par ménage étaient alloués aux sans-travail.
À Iseghem, le chômage avait été en peu de temps général et les
associations avaient dû cesser leurs services d’indemnisation.
A Saint-Nicolas (Flandre Orientale), le Fonds de Chômage avait
décidé, dès le début de la guerre, que, vu l’impossibilité où se trou-
vaient les associations affiliées de continuer le service des indemnités,
la Ville payerait ses majorations à raison de 50 centimes par jour
pour toute la durée de l’indemnisation prévue pour chaque syndicat
(36, 40 ou 50 jours suivant le cas) sans aucune participation des
associations. Lorsque ces secours furent épuisés, la Ville vota encore
un crédit extraordinaire de 10.000 francs en faveur de son Fonds
de Chômage, et il fut réparti aussi à raison de 50 centimes par jour
et par chômeur.
A Termonde, à T'amise, à Malines, les Fonds de Chômage avaient
naturellement disparu par suite des événements militaires.
Les autres Fonds de Chômage du pays ne connurent pas de meil-
leur sort. Ils durent rapidement cesser leurs opérations et faire place
à des institutions de secours plus générales.
En résumé, l’on peut dire que, sauf à Gand, les Fonds de Chômage
créés pour le temps de paix ne purent résister à l’ébranlement général
occasionné par l’occupation ennemie. Mais il y avait quelque chose
de touchant, dans les efforts faits par certaines communes, pour
maintenir en activité ces institutions de prévoyance sorties du sein
même de la classe ouvrière.