LA SECTION AIDE ET PROTECTION AUX CHOMEURS INVOLONTAIRES 43
20 Aucune distinction n’est faite entre les chômeurs, qu’ils appar-
tiennent à des industries et des commerces privés ou à des services
publics, qu’ils soient syndiqués ou non ;
30 Sont exclus du secours et par conséquent de la liste à dresser :
a) Les travailleurs des deux sexes qui n’étaient pas chômeurs
avant la date du 15 février ;
b) Ceux qui ne sont pas à même de prouver qu’au cours des mois
de juin et de juillet 1914, ils ont exercé pendant 15 jours au moins
un emploi salarié dans l’industrie ou le commerce, ou qu’ils en ont été
empêchés par maladie ou accident constaté, grève ou lock-out.
c) Ceux qui refusent de travailler à un salaire qui sera jugé « con-
venable » par la commune ou le Comité local ;
d) Les malades, infirmes, victimes d’accidents ou ouvriers mêlés
à des lock-out ou grèves ;
e) Les épouses bénéficiant de la rémunération militaire.
Les tableaux du recensement devaient en outre indiquer les femmes
mariées sans profession industrielle et le nombre d’enfants en dessous
de 16 ans.
Ce recensement est présenté comme une condition indispensable
«afin de juger si le système est réalisable ». La décision définitive n’est
pas prise encore. Mais on fait connaître les grands traits du régime
qu’on espère instituer.
19 L’indemnité serait de trois francs par semaine par chômeur ;
20 Elle serait versée non en argent, mais en nature ;
30 Elle serait augmentée proportionnellement aux charges de
famille ;
40 Les ressources seraient en majeure partie fournies par le Comité ;
mais on exigerait, comme une condition essentielle, l’intervention
des communes, à concurrence d’un dixième (on avait primitivement
arrêté un cinquième) des secours alloués aux chômeurs résidant sur
leur territoire.
Il y avait lieu d’ailleurs de combiner cette intervention avec celle
que les communes effectuaient déjà.
50 L'organisation du Secours Chômage n’était pas laissée aux
communes, mais elle incombait aux Comités de Secours institués
par les Comités provinciaux dans chaque commune même quand il
s'agissait d’ouvriers syndiqués ou mutualistes. On invitait d’ailleurs
les Comités locaux à faire appel au concours des Bourses du travail,
des Caisses et Fonds de Chômage, des Syndicats et Associations
professionnelles ou de prévoyance.
On annonçait enfin que le Comité était disposé à commercer ses
distributions dès le mois de mars, et l’on engageait les communes