Full text: Le secours de chômage en Belgique pendant l'occupation Allemande

RELATIONS AVEC LES AUTORITÉS ALLEMANDES il 
il arriva souvent que l'officier du ressort local essaya d’user d’intimi- 
dation et de pression pour se faire livrer des renseignements ou pour 
interdire l’application de certaines mesures. Bien souvent, les Comités 
locaux furent interrogés sur l’«origine des fonds dépensés » ; ils 
devaient répondre que ces fonds leur était remis par le Comité pro- 
vincial, qui les tenait du Comité National, et que c’était là qu’on 
en connaissait l’origine. 
Plus souvent encore l’autorité allemande demanda communi- 
cation des listes de chômeurs secourus. Les Comités locaux avaient 
ordre de ne pas les livrer. Le but de l’occupant était trop clair : il 
voulait pouvoir au besoin agir sur les secourus pour les contraindre 
au travail en faveur de l’armée d’occupation ou des industries qui 
la servaient. On peut dire que la grande majorité des Comités observa 
les prescriptions du Comité. Mais au moment de la déportation en 
masse des ouvriers, il y eut pour beaucoup d’entre eux de l’héroïsme 
à résister aux ordres impératifs, souvent accompagnés de menaces, 
des officiers allemands. 
Une des difficultés de la situation des Comités locaux provenait de 
ce qu’ils étaient forcément en relations avec les administrations 
communales, et que celles-ci étaient directement sous l’autorité 
occupante, qui avait le droit de leur donner des ordres. Delà ce soin 
que prit constamment le Comité National de recommander à ses 
sous-organismes de se tenir nettement séparés de l’administration 
de la commune et de revendiquer en toute occasion leur indépen- 
dance absolue. 
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