L'ORGANISATION DANS LA PROVINCE DE LIÉGE TI
au moins — parfois deux, un d’Alimentation, l’autre de Secours —
dans chaque commune. Tous les jeudis, les délégués des arrondisse-
ments se réunissaient à Liége, recevaient du Président les commu-
nications qu’il rapportait de Bruxelles, et se chargeaient de les trans-
mettre dès le lendemain aux Comités locaux de leur ressort.
Le 17 avril 1915, sur une décision du Comité provincial se cons-
tituait le Comité général du Secours Chômage de l’arrondissement de
Liège, quarante-cinq personnes — qui remettait à un comité exécu-
tif de sept membres le soin de la gestion journalière du service.
En même temps, le Comité provincial décidait la création d’un
service spécial, ayant pour attributions exclusives l’exécution des
instructions centrales et provinciales du service de Secours Chômage.
Quelques employés suffirent au début, mais ce service prit rapide-
ment une grande extension et finit par comprendre plus de deux
cents collaborateurs appointés.
Dès le 19 avril, les Comités locaux de secours et d’alimentation
étaient invités à créer dans chaque commune des Comités d’aide et
protection aux chômeurs, en observant les règles d’impartialité et
de compétence établies par le Comité National. Un mois après, on
pouvait annoncer que, pratiquement, la chose était réalisée.
Il est inutile de dire que la création de ces Comités ne se fit pas
partout sans difficultés. Un rapport dit à ce sujet : « des questions de
personnes et des questions politiques ont surgi en plus d’un endroit
et ont parfois amené la démission de tout un Comité d’arrondisse-
ment ; mais dans les cas particulièrement graves, la direction pro-
vinciale intervenait en dernier ressort. Dans l’ensemble, on rencontra
un concours magnifique de dévouement. La besogne des Comités
locaux était des plus ingrates. Ils étaient en butte aux récriminations
et aux sollicitations de tout genre et, en outre, l’application du règle-
ment présentait toutes les difficultés de la réalisation concrète d’une
œuvre de justice et d’humanité, élaborée par d’autres esprits. C’est
pourquoi on avait reconnu dès le début qu’il était indispensable de
les guider, de les soutenir, autant que de les surveiller, et c’était le
but du service de contrôle qui fut institué. »
Nous avons déjà attiré l’attention sur la grande variété dans les
modalités de l’organisation des sous-organismes du Comité National.
C’est ainsi que le Comité d’arrondissement de Verviers nomma, dès
son origine, un Comité directeur de trois membres, qui avait les
pouvoirs les plus étendus et qui gérait en fait tout le district. Il avait
formé six groupes de comités locaux à la tête desquels il avait placé
un agent ou délégué de son choix.
La première tâche des Comités locaux fut d’arrêter les listes de