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l’allemagne É(’.0NüM1QUE.
men, Lennep, Solingen et^à quelque distance Cre-
feld et Gladbach, élaborant avec ardeur le coton,
la soie, la laine, le lin ouïe fer; Cologne enfin, en
touré de plaines magnifiques et industrieux lui-
même, est le port intérieur et la grande place de
commerce de la contrée dont il occupe le milieu. >>
En reportant maintenant notre attention vers les
États de la zone centrale, c’est la Saxe Royale, qui
paraît dans les conditions les plus propres à l’attirer
et à la retenir. Bien que le terrain y soit en général
ingrat et montagneux, le travail a créé de toutes
parts des ressources abondantes. L’industrie usinière
et manufacturière s’y disputent les bras et les suc
cès. Qui ne connaît les richesses de l’Erzgebirge,
aux entrailles duquel d’innombrables mineurs vont
arracher de l’or, beaucoup d’argent, du plomb,
de l’étain, du cuivre, du cobalt, du fer et jusqu’à
des pierres précieuses de plusieurs espèces ?
Quant aux entreprises industrielles, elles sont
vouées, entre autres, à la fabrication des draps,
des cuirs, des porcelaines, du colon, du colon
surtout dont le filage, le tissage et l’impression
entretiennent l’activité sur tous les points du
royaume. Parmi les villes où se rencontrent les
plus fortes fabriques, citons Chemnitz, Plauen,
Zwickau, Bautzen, Zittau et Leipzig, Leipzig, qui
n’est pas seulement un centre industriel considé
rable, possédant des fabriques de toiles cirées, de
pianos, des filatures et de nombreuses imprimeries