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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
magne dans beaucoup d’établissements qui, pour une
raison quelconque, n’ont pu constituer ce fonds, on
donne aux ouvriers âgés ou invalides, ayant travaillé à
l’établissement un certain nombre d’années sans inter
ruption, une pension dont le montant est égal à celui
de la pension servie par l’Assurance gouvernementale.
Si le nombre fixé d’années de service à la fabrique n’est
pas atteint au moment où commence l’incapacité de
travail définitive, le chiffre de la pension est diminué
proportionnellement. Il arrive aussi que l’ouvrier peut
et veut encore travailler, alors même qu’il a atteint l’âge
d’être pensionné. Sa pension lui est alors servie néan
moins par la fabrique et elle vient s’ajouter à son salaire.
Les fabriques qui procèdent ainsi passent le chiffre de
pensions payé annuellement au compte de frais géné
raux.
Ici, les ouvriers s’approvisionnent au magasin d’une
Société coopérative ouvrière existant en ville. Ils versent
comme garantie une entrée de 30 marks (37 fr. 50); cepen
dant toutes les fournitures prises sont payées comptant.
A la lin de l’année, les bénéfices sont répartis entre les so
ciétaires au prorata de leur consommation; le dividende
annuel reçu par un ménage ouvrier moyen, se monte
environ à 70 ou 80 marks (87 à 100 francs).
Les ouvriers ne boivent pas d’eau-de-vie, ni de
liqueurs. Leur boisson est la bière, et 1 ivrognerie
n’existe pas.