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l’avènement. Elle dénonce aussi la concurrence et la pour-
suite du profit. Elle accepte la propriété, mais à titre de
fonction sociale.
Comme solution pratique, c’est généralement le coopé-
ratisme qui, par sa devise : chacun pour tous, tous pour
chacun, lui paraît le mieux répondre à l’idéal évangélique
CHAPITRE III
LES BESOINS ET LA VALEUR
Les besoins de l’homme.
Les besoins de l’homme constituent le moteur de toute
activité économique et par conséquent le point de départ de
oute la science économique. Dans ce chapitre on pourrait
donc faire rentrer toute l'Economie politique.
En effet, tout être, pour vivre, se développer et atteindre
ses fins, a besoin d’emprunter au monde extérieur certains
éléments et, quand ceux-ci font défaut, il en résulte une
souffrance d’abord et finalement la mort. Depuis la plante
et même depuis le cristal jusqu’à l’homme, à mesure que
l’individualité grandit, cette nécessité va grandissant aussi.
Tout besoin, tant qu’il n’est pas satisfait, engendre donc chez
l’être vivant une excitation qui cherche son objet et qui,
dès que celui-ci est trouvé, devient un désir. Ce désir suscite
à son tour l'effort nécessaire pour se procurer l’objet propre
à le satisfaire.
Et parce que l’effort cst toujours plus ou moins pénible,
l’homme s’ingénie à obtenir le maximum de satisfaction avec
le minimum d'effort. Cette « loi du moindre effort », que les
économistes désignent sous le nom de principe hédonistique