/
ion, direction, spéculation, ne sont que des modes de tra-
vail qui, comme tels, comportent un salaire ei rien d'autre
- —— ——_ =
ait-on une catégorie à part du travail intellectuel opposé au
ravail manuel ou du travail du commerçant opposé au tra-
rail du fabricant? Non: alors pourquoi faire une catégorie
part du travail d’invention, de direction ou de spéculation
Ce que l’entrepreneur touchera à ces divers titres devra être
inscrit comme rémunération de son travail, voilà tout! Et la
preuve c’est que de tous ces travaux énumérés comme
caractéristiques de l’entrepreneur — invention, direction, et
même recherche des débouchés — il n’en est aucun qui ne
— gp A
puisse êtreet qui, parle fait, dans toutesles grandes entreprises
constiluées en sociétés, ne soit confié le plus souvent à de
salariés : à des gérants, ingénieurs, chimistes, commis voya
geurs, ete. Et si l’entrepreneur se charge lui-même de ce tra-
vail, en ce cas, il s’'attribue à lui-même un traitement à ce
itre, ainsi que nous l’avons fait remarquer, ce qui veut bien
dire qu’il considère celte rémunération comme rentrant
dans ses: frais de production et non dans son profit. .
Quant à l'assurance contre les risques c’est autre chose ; il
ne s'agit plus ici de rémunération d’un travail. Mais, à vrai
dire, nous ne réussissons pas à comprendre comment on
eut voir dans le risque une explication du profit. San
oute, dans toute entreprise qui comporte de bonnes et de
nauvaises années il faut prélever sur les bonnes années l
omme nécessaire pour compenser les pertes des mauvaise
nnées, ce qui revient à dire qu’il faut tabler non sur une
année mais sur une moyenne de cinq ou dix années, par
xemple. De nmrême aussi dans toute entreprise qui comporte
a possibilité d’échees définitifs, comme les entreprises de
mines, sil’on admet qu’il n’y en a qu’une sur deux qui réus-
sisse, il faut que les entreprises qui réussissent produisent
assez pour compenser les pertes de celles qui échouent, san
quoi il n’y aurait pas d'entrepreneurs disposés à tenter l'aven
ure. Mais pourquoi /aut-il que les gains des bonnes entre
yrises donnent plus que la compensation des pertes des mau
yaises 2 C’est cette nécessité que nous n’aperce percevons point.
62"