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le rôle des groupes locaux et les obligations des membres; l’influence réflexe
de la vente en commun sur le producteur lui-même, sur ses méthodes de
travail, et la qualité de ses produits — toutes ces questions, y compris les aspects
sociaux du mouvement, l’action réciproque de l’éducation, du développement de
la vie sociale sur l’efficacité économique des entreprises coopératives, ont fait,
principalement au cours de ces dernières années, l’objet de recherches nom-
breuses sur la base des expériences acquises et des expériences continuées *.
Nous devons nous borner à indiquer les principales conclusions de ces recherches
d’une manière schématique et sans les nuances et les distinctions qui seraient
nécessaires dans une matière aussi complexe.
Le but poursuivi par les coopératives agricoles de vente est double: elles
visent à la fois 19 l’écoulement régulier et assuré des produits, 2° la stabilisation
des prix à un niveau qui corresponde aux charges des producteurs et de leurs
familles telles que ces charges sont déterminées par les prix des autres produits.
Ce double but ne peut. être atteint que par un ensemble coordonné de moyens
qui ne doivent pas viser seulement l’organisation de l’écoulement des produits,
mais les produits eux-mêmes.
Sans doute, la coopérative de vente pourra, par le rassemblement des produits
de ses membres, fortifier leur position de vendeurs, en substituant aux ventes
individuelles la vente en commun; elle pourra affermir et étendre les débouchés
par une étude approfondie des besoins des centres de consommation et s’efforcer
de limiter les fluctuations des prix par des livraisons qui correspondent à chaque
moment à la demande réelle; elle pourra aussi améliorer les conditions physiques
de la distribution par de meilleurs procédés d’empaquetage, de conservation, de
transport, et, pour certains produits, par l’organisation coopérative de leurs pre-
mières transformations industrielles. Mais tous ces moyens ne seront pleinement
opérants que si, dès l’origine et à la sortie même des exploitations agricoles asso-
ciées, les produits se présentent déjà dans des conditions et avec des qualités qui
en facilitent l’écoulement et permettent des économies sur le coût des différentes
phases de la distribution.
\ L'action en retour des conditions d’écoulement sur les conditions de la pro-
duction s’exerce déjà, il est vrai, même en l’absence des organisations coopératives
sous l'influence du commerce intermédiaire dans la mesure où celui-ci peut y trouver
son propre intérêt. Mais cette influence du commerce intermédiaire est loin d’at-
teindre l'efficacité de l’intervention de la coopérative de vente. Cette intervention
réglée et ordonnée est double: d’une part, la coopérative de vente est en mesure
de faire accepter à ses propres membres des conseils et un contrôle pour l’améliora-
tion des procédés de culture, de récolte, etc.; et, d’autre part, elle peut seconder
* Voir notamment les exposés présentés à la première session de l’American Institute of
Co-operation (THE AMERICAN INSTITUTE OF CO-OPERATION: American Co-operation. À collection
of papers and discussions comprising the first Summer Session of the American Institute of
Co-operation at the University of Pennsylvania in Philadelphia, 20 July-15 August 1925.
2 Vol. Washington, D.C., American Institute of Co-operation, 1731 Eye Street, N.W. 1925.
I, 4003 pp.). — Une deuxième session de l’Institut a été tenue à l’Université de Minnesota
du 21 juin au 17 juillet 1926.
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