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Au contraire, les contrats équivalents à des pactes d’association et les entre-
prises gérées conjointement constituent des modes de liaison tendant à assurer
d’une manière régulière et organique une chaîne coopérative continue depuis
l’exploitation agricole jusqu’au ménage du consommateur.
Il était nécessaire que le mouvement coopératif ait déjà acquis un certain
développement, aussi bien du côté des coopératives de consommation que du
côté des coopératives agricoles, pour que l’idée déjà ancienne d’une liaison entre
les unes et les autres cessât d’être un simple vœu né de la reconnaissance de la
parenté des principes et des méthodes. Cette parenté d’ailleurs n’a pas toujours
été pleinement reconnue, notamment dans les pays où l’évolution économique a
séparé, et, par la suite, souvent mis en opposition, les populations rurales et les
populations urbaines. Toutefois, dans un certain nombre de pays où la coopération
urbaine et la coopération rurale s’étailent un moment divisées ou s’ignoraient,
des comités communs ou des organisations communes ont été constituées dans
ces dernières années, ou sont en voie de constitution (Allemagne, France, Suisse,
Grande-Bretagne). Nous pouvons, en outre, noter comme un symptôme de l’intérêt
croissant que les milieux coopératifs portent à la question des relations entre
coopératives agricoles et coopératives de consommation, sa mise à l’ordre du jour
du XIIe Congrès de l’Alliance coopérative internationale, qui se tiendra à Stock-
holm en août 1927.