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assez étroitement à ceux désignés, dans d’autres comptabilités, par les termes
« dépenses courantes » ou « déboursés ». Ce poste comprend l'assurance, l'entretien
et l’amortissement. Les impôts et intérêts ! sur le capital sont considérés comme
une charge à imputer sur les profits. L'intérêt entre dans le tableau I ci-après.
Si les comptes, d’une part, ont l’avantage de comprendre les produits transformés
à la ferme 2, ils ont, d’autre part, le grand inconvénient d’omettre toute estimation
de la valeur du propre travail du fermier ou de celui de sa famille. Les postes
distinets pour le travail de direction offrent, cependant, une série de combinaisons
pour la répartition des profits, qui sont indiqués dans le tableau II. Dans les
quatre premières colonnes de ce tableau, les facteurs de la production sont réduits
à deux groupes: a) le travail et la direction, et b) les formes diverses de capital
et de propriété; la rémunération allouée à ce dernier groupe est désignée sous le
nom de «revenu d’exploitation ».
La comparaison des pourcentages respectifs de la rétribution accordée à ces
deux groupes de facteurs est incontestablement intéressante. Dans les deux der-
nières colonnes, le tableau donne une série distincte de pourcentages de rému-
nération attribués à la direction plus au capital d’exercice; ces pourcentages
montrent très utilement la rémunération obtenue par l’exploitant qui assure la
direction de son entreprise, et ils offrent de nombreux points de comparaison avec
les statistiques des Etats-Unis établies dans le même ordre d'idées *.
En raison de la variété des opérations agricoles pratiquées dans les différentes
régions du pays, il est difficile d’analyser les informations données. Le directeur
de l’enquête trace une ligne de démarcation entre le travail salarié et le travail
rémunéré d’après le système du métayage *. À part quelques exceptions, la rému-
nération assurée au travail, par le système du métayage, était proportionnellement
plus grande, avant la guerre, que la rétribution du travail salarié; cette différence
a plutôt tendu à disparaître après la guerre, par suite de l’augmentation des salaires
nominaux qui n’a pas été entièrement compensée par la hausse correspondante
des prix des produits agricoles. Cet écart, en réduisant les profits nets, a eu pour
effet d’élever le pourcentage de la rétribution allouée au travail salarié, tandis
que le travail rémunéré d’après le système du métayage supportait, naturellement,
une part de la diminution totale nette des profits.
1 Intérêt calculé à 5% avant la guerre, et, depuis celle-ci, à 7%. Il est tenu compte de
l’entrée ou du retrait de capitaux au cours de l’exercice.
2 Cette opération est considérée comme nulle dans les entreprises d’élevage de moutons,
en Sicile, où les animaux et le produit de la tonte sont vendus à la fin de la saison. Les sta-
tistiques relatives à ce genre d’exploitation ne sont pas données dans le présent mémoire par
suite du manque d’espace. Ainsi qu’on peut le prévoir, ces statistiques indiquent, soit dans le
rendement net, soit dans le rendement brut, un coût de travail très bas. Toute comparaison
avec les autres frais de production demeure presque sans valeur, car ces frais (en dehors des
frais de direction ou de loyer, lorsque les pâturages sont loués) sont extrêmement modiques.
3 Non compris, ainsi que nous l’avons mentionné plus haut, la rémunération du propre
travail manuel de l’exploitant.
4 Cette distinction est indiquée par les lettres S (salaires) et M (métayage), placées en regard
de la description des exploitations dans le tableau I.
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