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une réalité et notamment ceci, qui représente la synthèse de
ce discours d’alors et qui peut fort bien aussi servir de conelu-
sion à celui d’aujourd’hui: « Malgré la gravité du moment et
la crise politique et sociale qui nous jette tous dans le trouble,
j'ai foi dans l’avenir de l’Etat. L'Etat est la société elle-même
en tant qu’elle s'organise, c’est-à-dire en tant qu’elle existe
et vit, car l’organisation c’est la vie. Avoir foi dans l’avenir
de l’Etat, c’est done avoir foi dans l'avenir de la société civile,
c’est avoir foi dans l’avenir de la civilisation. On ne saurait
croire que la civilisation industrielle moderne soit éternelle.
D’autres civilisations, peut-être supérieures, la civilisation
gréco-romaine, la civilisation égyptienne, la civilisation assyro-
babylonienne s’écroulèrent et celle-ci s’écroulera fatalement
elle aussi, car il n’y a rien de perpétuel au monde. Mais si nous
considérons que ces civilisations durèrent des milliers d’années
et que la nôtre n’a pris naissance qu’au XV° et au XVI° siècle,
à la fin de l’anarchie médiévale, avec la renaissance des arts
et des sciences, nous ne pouvons croire qu’elle soit destinée
à périr après quelques siècles seulement. L'Etat, nous devons
le croire, reprendra donc dans ses mains cette tâche essentielle
pour assurer, comme il le doit, la paix intérieure. Ce jour-là
seulement, la civilisation moderne aura surmonté la terrible
crise qui menace aujourd’hui son existence même ».
« Honorables collègues, cette croyance est devenue volonté,
cette volonté est devenue un fait, ce fait est devenu de l’histoire,
par le mérite du fascisme qui est l’histoire même de ces der-
niers temps ».
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