« La vérité, c'est que ce sont les plus hautes classes de la
société qui sont les premières à se faire françaises, anglaises
americaines, à adopter les mœurs des autres peuples, souven
ême leur psychologie, très souvent leurs défauts. Les classes
es plus humbles, celles qui sont fortement enracinées, celles qui
ont encore suffisamment barbares pour ne pas apprécier tou
les avantages du confort moderne sont celles qui restent atta-
chées désespérément à leur patrie d’origine.
«Un autre point du syndicalisme fasciste: la reconnais
ance de la fonction historique du capital et du capitalisme
«Ici, nous sommes nettement antisocialistes. D’aprè
à doctrine socialiste, le capital est le monstre, le capitaliste
st l’argousin, le vampire. Selon notre doctrine, tout cela est
e la mauvaise littérature. Non seulement le capitalisme n’est
as à son déclin, mais il n’est pas même à son aurore. Nou
evons nous habituer à penser que le système capitaliste, avec
es qualités et ses défauts, a devant lui quelques siècles d’exis-
ence. Tant il est vrai qu’il renaît là où on l’avait aboli, même
hysiquement.
« La conception du socialisme était fausse, cette conception
ui personnifiait le capitalisme dans certains individus et lais-
sait entendre que ces individus se réjouissent d’exploiter le
auvre prolétariat. Tout cela est ridicule. Les capitalistes mo-
ernes sont des capitaines de l’industrie, de très grands orga-
isateurs, des hommes qui ont et doivent avoir le très haut sen-
iment de leur responsabilité civile et économique, des homme
e qui dépendent la destinée, le salaire et le bien-être de mil-
iers, de dizaines de milliers d'ouvriers. Que peuvent demander
es hommes ? Le succès de leur industrie est le succès de 1
Nation. Les jouissances individuelles ! Mais il y a une loi
cet égard, et la voici: il est possible d’accumuler des richesses
à l'infini mais la possibilité d’en jouir est limitée.
« Une des choses les plus grottesques de la littérature so-
ialiste, consistait à faire croire que le bonheur des hommes
épend exclusivement de la satisfaction plus ou moins com
lète de leurs besoins matériels. C’est là une absurdité. Le
apitalisme a une fonction que le syndicalisme fasciste recon-
aît pleinement, et de même, le syndicalisme fasciste se rend
ompte'que tout est lié au sort de la Nation; que si la Natio
st puissante, le dernier des ouvriers peut tenir lui aussi le front
jen haut; que si la Nation est impuissante et désorganisée, si 1
ation est composée d’un petit peuple désordonné, tous les
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