Full text: La réforme syndicale en Italie

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citoyens en ressentent les conséquences et tous doivent prendre 
une attitude d'humiliation et de résignation ainsi qui on l’a 
vu, pendant vingt ans et plus, en Italie. 
« Collaboration de classe: autre point fondamental du syn- 
dicalisme fasciste. Capital et main-d’œuvre sont deux termes 
qui se complètent. L’un ne peut se passer de l’autre; ils doivent 
donc s’entendre, et cette entente est possible. Je le dis, car 
j'ai l'expérience qui m’est donnée par trois ans de gouverne- 
ment. Toutes les crises d’ordre syndical qui se sont produites 
pendant cette période, ont presque toujours trouvé leur solu- 
tion au Palais Chigi, par la conciliation des intérêts. Assuré- 
ment, l'Etat assume une lourde tâche; mais dans mon discours 
de la Scala, j'ai déclaré que selon ma conception, selon ma con- 
ception du fascisme, tout est dans l’Etat, rien n’est en dehors 
de l’Etat et surtout rien n’est contre l’Etat. Nous allons 
maintenant contrôler toutes les forces de l’industrie, toutes les 
forces de l’agriculture, toutes les forces de la banque, toutes 
les forces de la main-d’œuvre. La tâche est rude, mais l’expé- 
rience nous soutient et nous donne confiance dans le résultat 
heureux de cette tentative. Celle-ci réussira parce que le eli- 
mat historique a changé; elle réussira, parce que les masses 
laborieuses s’instruisent, parce que nous les instruirons en 
améliorant leur qualité, en sélectionnant les cadres, en repous- 
sant les indignes, en expulsant les paresseux. Tout cela ne peut 
être fait en un jour, mais la chose importante c’est que cela 
existe et soit appliqué. 
«Il y a encore une autre raison qui vous explique cette 
loi. En méditant sur ce qui se passe dans les sociétés contempo- 
raines, je me suis convaineu que l’on pourrait peut-être poser 
comme loi que la vie moderne a aboli toute marge. Il n’y a 
plus de marge même pour les peuples. Nul, individu ou peuple, 
ne peut se permettre de faire aujourd’hui ce qu’il faisait il y a 
dix ou vingt ans. La lutte pour la vie est devenue fort rude et 
le sera de plus en plus. Les sociétés nationales qui, il y à un 
siècle, étaient en petit nombre, ont aujourd’hui une population 
imposante. La population de l’Europe à augmenté de plusieurs 
dizaines de millions. Aujourd’hui, aucun individu ne peut se 
permettre de faire des bêtises et aucun peuple ne peut se laisser 
aller à la joie des grèves répétées et permanentes. Une heure 
seule, je dis une seule heure de travail perdu dans une usine 
est un grave désastre national. Si nous nous reportons par la 
pensée à ce que l’on faisait quand on perdait des mois entiers,
	        
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