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» de la spécialisation, qui est la forme la plus parfaite
» du commerce de détail, et une certaine instruction
» technique qui procurerait des connaissances profes-
» sionnelles nécessaires.
« À ces réformes intérieures, plus difficiles à réali-
s ser, mais beaucoup plus efficaces quant aux résultats,
»le petit commerce a préféré, pour lutter contre ses
» concurrents, faire appel à l’Etat, et il a obtenu la
» Suppression des économats et l’application de taxes
» Spéciales qui frappent les sociétés coopératives et les
» grands magasins. Cette tactique négative n’a pas amé-
» lioré la situation, et l’on peut en dire autant de l’usa-
»ge qu’il a fait des timbres primes ou des timbres
» rabais. » *
L'imitation des grands magasins, en tant qu’ils ont
eu recours à des méthodes nouvelles et saines pour re-
tenir la clientèle, fait donc partie des tâches de la politi-
que positive. Il s’en faut de beaucoup que ce souci de
plaire à la clientèle soit contemporain des débuts his-
toriques de l’activité des détaillants. ?
Cette imitation est d'autant plus nécessaire qu’on. si-
gnale chez les grands magasins, qui avaient au début
une certaine tendance à présenter leurs marchandises
pêle-mêle plutôt qu’à les exposer, le souci général d’une
* Nous extrayons cette citation d’une coupure que nous
avions faite, il y a quelques années, dans un journal fran-
çais, sans prendre malheureusement la précaution de noter
la date et le nom de ce journal. À en juger d’après les ca-
ractères typographiques, il doit s’agir du Bulletin des Halles.
? Cf. Sombart, vol. cit, page 465 :
«Ursprünglich hatte man an eine Aufmachung der Läden,
» die dem Publikum seinen Aufenthalt verschônte und die
» Waren zu besserer Geltung brachte, überhaupt nicht ge-
» dacht. Erst als sich die Luxuswarengeschäfte entwickelten,
» ging man dazu über, auch der Ausstattung der Läden eine
» grôssere Sorgfalt zu widmen. »