20
l’allemagne économique.
tendre pourélablir celle complète liberté. Cette hypo
thèse devient presque une certitude, en présence de
la déclaration du gouvernement prussien, qu’il est
disposé à conclure des traités de commerce avec les
États voisins.
« Les soussignés y trouvent une importante indi
cation et ils osent en conséquence supplier la diète :
(( 1° De supprimer les douanes à l’intérieur de
l’Allemagne ;
« T D’établir vis-à-vis des nations étrangères un
système commun de douane fondé sur le principe
de rétorsion, jusqu’à ce que ces nations adoptent le
principe de la liberté du commerce européen. »
Mais List ne se borna pas à tenir la plume au nom
des intéressés, d’autant plus qu’il ne se méprenait
nullement sur l’issue probable de cette tentative
épistolaire; et, comprenant très-bien qu’une pétition,
si concluante qu’elle fût, n’aurait pas raison du statu
quo^ dont le flegme des arbitres de l’Allemagne s’est
presque toujours si bien accommodé, il songea à leur
forcer la main, en soulevant l’opinion publique et en
agissant aussi séparément auprès de chacune des
puissances composant la Confédération. A cet effet,
il provoqua entre près de cinq à six mille fabricants
et négociants appartenant à toutes les parties de l’Al
lemagne, uueassociation, ayant la ville de Nuremberg
pour son centre, et pour organe une feuille hebdo
madaire ; il fit décider aussi l’envoi auprès des cours
allemandes d’une députation dont il était naturelle-