GENESE DU CAPITAL INDUSTRIEL
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Une statistique des revenus, faite dix ans plus tard,
en 1794, par ordre de la République française, nous
renseigne sur la fortune de Romberg. En cette année,
la Belgique dut payer une contribution de 80 millions,
et dans ce but, on taxa les revenus des habitants de
Bruxelles. Si ces taxations ne sont pas tout à fait exac
tes, elles nous donnent cependant une idée de la répar
tition des revenus à cette époque.
Dans ces listes, Romberg figure avec 30.000 fr. de
revenus, comme un des plus riches habitants de la
ville. En comparaison des 100 navires dont on a parlé
plus haut, ce revenu de 30.000 fr. prouve les pertes
qu'il avait essuyées. Tlus tard, nous n’entendons plus
parler de Romberg. 11 n’y avait que trois commerçants
bruxellois dont les revenus étaient supérieurs à ceux
de Romberg. C’étaient J. B. B. De Cock, Danoot et
Plavet et Walravens, qui gagnaient chacun 40.000 frs
par an (1).
Ces revenus n’étaient pas énormes, même pour l’épo
que. Il suffit pour s’en convaincre de les comparer
avec ceux du clergé et de la noblesse. Ceux-ci figu
rent dans les livres de caisse de la « contribution de 5
(1) Le livre auquel j’emprunte tous ces chiffres se trouve dans
les archives de la ville de Bruxelles, parmi les documents relatifs à
la “ Contribution de 5 millions ». Les autres commerçants riches
de Bruxelles étaient : J. B. De Bie (Revenu 20 000) De Bay (10.000
Van den Borght (20/00) Van den Bogaert (20 000) Van den Cloos-
ter (30.000) Cl arlier et sœurs (30.000) André Van Gaever (20.000; de
Koersmacher (20.000) Mathieu (20.000) Mosselman frères (IG.000) Over-
man frères (20 000) Pierson (30.000) Van Schelle (ils (30.000), etc.