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PÉRIODE DE 1854 A 1865.
arbitraires, qui pour les qualités inférieures d\m
article donné révêtaient souvent le caractère de taxes
par trop protectrices, tandis que, pour les qualités
supérieures du même article, elles ne représentaient
quelquefois pas plus de 1 à 2 0/0 de la valeur, ce
qui excluait par conséquent toute idée de protection.
Un rapprochement réel n’aurait donc été possible
entre le tarif français et le tarif fédéral, que si la
France avait fait table rase de ses droits ad valorem^
ou que si le Zollverein s’était rallié à ce mode de
taxation. Mais ni la France ni la majorité des états
associés n’inclinaient vers l'un ou l’autre de ces
partis, ainsi qu’il résulte positivement d’un mémoire
que la Prusse adressait à ses alliés dans le courant
du mois d’avril 1861 sur les propositions françaises,
et dont les déclarations furent confirmées par bon
nombre de ces derniers. Aussi était-ce une tâche
fort pénible et en partie même stérile, que celle
consistant à remanier le tarif tout entier de l’asso
ciation, et à le modeler aussi parfaitement que pos
sible sur les chiffres nouveaux portés â celui de la
France en conformité du traité de ce pays avec
l’Angleterre. La Prusse se butta ici tout d’abord à
la résistance de ceux des cabinets associés, qui étaient
dévoués au système protectionniste et qui devaient
par mesure de précaution se montrer contraires à la
réduction capricieuse des droits fédéraux, aussi
longtemps notamment, que par ses droits ad valorem
la France continuerait sa protection aux produits