D'ECONOMIE POLITIQUE
167
ort
que Thuile. On le regrette aujourd’hui, d’ailleurs,
parce que, depuis la guerre et dans la disette géné-
rale, ’huile a augmenté de prix plus que les fleurs;
mais il est trop tard : I'olivier ne pousse pas aussi
vite qu'un rosier.
Faut-il parler de tant d’industries nocives qui
sont alimentées uniquement par le désir du profit,
9 ys i. .
sans que |’on s’inquiete le moins du monde des be-
soins véritables du public, telle la production de
I’alcool ou celle de la littérature pornographique?
Les économistes diront, ainsi que les entrepre-
neurs de ces tristes industries, que ce n’est pas leur
faute, qu’ils ne sont pas des moralistes et qu’il faut
s’en prendre au public qui demande leurs produits.
Certes, on ne peut nier que le consommateur n’ait
une part de responsabilité et nous cherchons préci-
sément a faire ’éducation du consommateur, mais il
faut avouer que les producteurs, stimulés par [’ap-
pat du profit, ont joué le réle du tentateur vis-a-vis
du consommateur, le role de Satan. Ils ont tendu
la pomme a Eve, et & Adam aussi. Qu’est-ce qui
a créé cette prodigieuse entreprise de mensonge qui,
sous forme de réclame, de publicité et d’affiches,
et en jetant des milliards (I milliard de dollars ap.