Full text: Compte rendu des travaux de la Chambre Syndicale pendant lʹannée 1926

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suivants : 1° Elle constitue un effet préventif par les rensei- 
gnements qu’elle met à la disposition des assurés ; | 
2° Elle présente une grande régularité dans les transactions 
commerciales des sociétés par la certitude de ne subir aucune 
perte du fait d’une crise, d’un bouleversement économique 
quelconque, elle implique par là même une grande sécurité ; 
3° Elle apporte le moyen, dans certains cas, d’augmenter le 
chiffre d’affaires dont le développement était limité par un 
capital insuffisant ; 
4° Elle apporte des facilités d’escompte par la garantie que 
constituera la police à l’égard des banques. 
Seules, les méthodes de l’assurance peuvent présenter ces 
avantages à un taux raisonnable par le fait de la répartition du 
risque sur la collectivité. 
Crédits à l’exportation. — Ces avantages incontestables, et 
généralement reconnus, se manifestent encore plus en matière 
de crédit à l’exportation. 
Il peut apparaître relativement aisé pour un industriel 
d’évaluer le crédit d’un commerçant de sa région, de son pays, 
mais comment suivre la vie économique d’un pays lointain, 
connaître et suivre la situation d’un client dans ce pays. Com- 
ment, en outre, en cas d’insolvabilité, poursuivre ce client. 
Le plus souvent, il faudra, en présence d’une insolvabilité, 
abandonner la créance plutôt que de risquer des frais élevés 
à en poursuivre les recouvrements très aléatoires. 
Le système souvent utilisé de l’agent ducroire est insuffisant, 
nous l’avons vu, puisque la garantie qui en résulte pour l’in- 
dustriel, est plus morale que matérielle. En cas de sinistre, la 
garantie de l’agent ducroire ne jouera pas, puisque celui-ci sera 
dans l’impossibilité de payer. 
Le ducroire réalisé plus particulièrement par les Allemands 
avant la guerre, nous l’avons également vu, est une formule 
erronée. 
Ces considérations, et pourtant la nécessité de soutenir la 
concurrence, de développer les débouchés, ont amené certains 
gouvernements à instituer, au lendemain de la guerre, des 
organes officiels d'assurance, gouvernementaux, couvrant 
contre les risques des crédits à l’exportation. 
Sans entrer dans le détail de ces organismes, qui ont existé 
notamment en Angleterre et en Belgique, on peut dire que la 
principale raison de leur échec réside dans ce qu’ils étaient 
précisément des organismes gouvernementaux liés dans une 
10. L’ASSURANCE-CREDIT
	        
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