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l’intervention de l’Etat nécessaire ; on la rend souvent inoppor-
tune et grosse d’imprévu. Est-il une classe sociale où les
allocations familiales soient aussi nécessaires que dans les
milieux. d’employés pour lesquels, pour cent raisons, l’enfant
sst une plus lourde charge encore que pour l’ouvrier, est-il une
slasse aussi, hélas, où le taux de compensation soit aussi bas ?
Et cependant, Messieurs, en dehors de quelques grandes
maisons qui donnent et compensent elles-mêmes leurs alloca-
tions, notre caisse est la seule qui existe pour le commerce.
Savez-vous combien nous avons de membres ? 93. Une graine
semée qui germe à peine.
Peut-être avons-nous été médiocres propagandistes ?
Ne nous en veuillez pas. Faites votre examen de conscience.
Si vous donnez déjà des allocations, envisagez de les faire
passer par notre canal pour ajouter à la force commune du
patronat, dont les statistiques groupées et l’unité de présenta-
lion sont un élément de vitalité. Si vous n’en donnez pas, venez
à notre caisse, écartez l’idée de générosité, considérez-le comme
un placement — le meilleur en justice, en sécurité, en sain
équilibre économique. Et je voudrais vous voir aussi un peu
d’émulation avec les autres centres. On ne peut pas laisser dire
que de tous les centres patronaux français, Marseille, rompant
une longue tradition de généreuse compréhension, est celui qui
a le moins bien rempli son devoir sur un point essentiel.
Transitaires.
Marseille n’était que transit. Elle est bien d’autres choses
maintenant, mais le transit y joue toujours un grand rôle.
Aussi les deux injustices fiscales, qui depuis plusieurs années
pesaient sur la corporation des transitaires, ont-elles eu toute
notre vigilante attention. L’une d’elles vient d’ailleurs de cesser
par le vote de la loi de Finances de 1927.
La taxe sur le chiffre d’affaires était due par les transitaires
sur le montant total de leur facture, lorsque celle-ci était un
forfait, c’est-à-dire comprenait des frais de transports terres-
tres ou maritimes déjà comptés dans les déclarations propres
de transporteurs et pour lesquels ces transitaires ne jouaient
que le rôle de collecteurs.
Nous sommes intervenus depuis plusieurs années et à main-
res reprises, et en particulier encore à la fin de 1926, et cette