sera, dans la conception du Prof. Krahmann, «une collaboration
intellectuelle des pays, en vue d’une entente Economique pour Vex-
ploration systematique du terrain fondamental de Vi&conomie des
maltieres premieres anNorganiques>.
Si, ajoute le Prof. Krahmann, pour une raison quelconque, il
mn’etait pas Juge opportun, & l’heure actuelle, de considerer l’&co-
nomie miniere du point de vue de la cooperation intellectuelle, il
proposerait la creation d’une Commission Internationale des Mines,
dont le plan de travail serait celui deja indique ci-dessus,
Voilh, resumee en peu de lignes, l’&conomie au projet propose
a la Commission de cooperation intellectuelle par le Prof. Max
Krahmann.
De ce qui precede il resulte, ainsi que nous l’avons deja dit au
commencement des questions purement scientifiques soulevges par
la creation d’une nomenclature scientifique internationale en ma-
tiere de mines, — question en somme assez facile a resoudre vu les
precedents deja etablis dans les autres domaines scientifiques —;
outre la question d’unification des methodes de statistique et carto-
graphie minieres — questions du meme ordre de difficulte que
celles que la Commission mixte de l’unification des methodes
de statistique est sur le point de resoudre —; il y a suriout la grande
question de la politique des matieres premieres, dont le domaine
minier represente le coefficient le plus important.
Cette question, malgre qu’elle soit fondue — volontairement
ou non — dans les questions techniques de nomenclature scienti-
fique, de statistique, de cartographie, etc., n’en constitue pas moins
le point cardinal des preoccupations de l’avant-projet du Prof,
Max Krahmann. Or, pareille question ne saurait certainement
ötre envisagee sous le couvert de la Cooperation Intellectuelle, ni
ötre resolue par les Savants attaches a un Institut International,
malgre leur competence scientifique indiscutable et malgre l’ad-
miration qu’on puisse avoir devant le plan de travail si minutieu-
sement schematise par l’auteur de l’avant-projet de creation d’un
Institut International des Mines.
Ces questions de politigne &conomique internationale ne sau-
rajent admettre d’autres organes competents d’etudes que celui qui
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