Full text: L'Impôt foncier et la captation personelle sous le Bas-Empire et à l'époque franque

PERSISTANCE DE LA CAPITATION PERSONNELLE 23 
Comment douter que, à côté ‘de l’impôt foncier, la capitation 
personnelle existe toujours, puisque l’impôt n’est dû que par les 
adultes en bonne santé, pourvus de quelques ressources. Les 
enfants, les vieillards, les malades, les infirmes, les mendiants, en 
sont exempts, sauf abus de la part des agents du fisc. 
Chaque homme adulte comptait pour une tête, chaque femme 
pour une demi-tête. Le colon était redevable et responsable, non 
seulement pour sa personne et celle de sa femme, mais encore pour 
celle de ses enfants qui avaient atteint la majorité fiscale‘, et pour 
ses parents, lorsque la vieillesse ne les déchargeait pas encore de la 
capitation. Au début du 1v° siècle, Eumène, dans son panégyrique 
adressé à Constantin, au nom de la « cité » d’Autun, nous trace un 
tableau idyllique de la civitas des Éduens après l’allégement d’im- 
pôts opéré par ce prince: « Maintenant les [vieux] parents sont 
plus chers à leurs enfants, les maris ne regardent plus leurs 
femmes d’un œil soucieux ; les père et mère ne regrettent plus de 
voir grandir des fils dont la charge est moins lourde pour eux”. » 
Le taux de la capitation devait être, en effet, élevé, même si l’on 
fait dans ce passage une très large part à la déclamation. 
Le produit de la capitation personnelle nous est donné pour un 
bourg égyptien, Preklis; dans le district d’Hermopolis, pour une 
période de quatre mois de l’année 340 *. 
êmi umvôs [Tayov dvôpee 125 1/24, Exactos Tdkavra 25 — Télovra 31371/2 
xei ét unvog Ilaïÿve &vôses 100, Exactog TkAavta 1$ — TÜkavta 1500 
xal Eni pvc ’Fxip @vipes 100, Enactos täkayta 12 — TÜAAYTE I 200 
xol èxi umvôe Mecoph évôpes 100, Exacwog TùAavta 15 — TäAavra 1 SOO. 
En estimant la valeur du talent à o fr. 25 *, on voit que chaque 
quam plura inventuri. Et duplicabatur semper, illis non invenientibus, sed ut 
libuit addentibus ne frustra missi viderentur. Interea minuebantur animalia et 
mortales obibant, et nihil minus solvebantur tributa pro mortuis ut nec'vivere jam 
nec mori saltem gratis liceret. Mendici supererant soli, a quibus nihil exigi possit 
quos ab omni genere injuriae tutos miseria et infelicitas fecerat. 
1. Sur la majorité fiscale, voy. plus loin p. 37, note 1 et 57, note !. _ 
2. Cap. 12: « certe et nunc liberi parentes suos cariores habent et mariti 
conjuges non gravate tuentur, et parentes adultorum non poenitet filiorum quo- 
rum-onera sibi remissa laetantur. Ita Omnium pietas olim fessa respirat et suos 
quemque juvat numerare securum, cum plures adjuvant obsequia paucorum. » 
3. Acgyptysche Urkunden aus dem Kônigl. Museum zu Berlin, I, n° 21, P- 33- Voy. 
Aussi F, Leo, p. 146-148. ; 
4. Cette fraction s’explique parce que la femme compte pour un demi caput. 
L'évaluation se fait en hommes (&vôpes). ; 
5. Le talent égyptien est évalué à 4 Pfennig par O. Seeck (loc. cit, p. 297).
	        
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