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L’INDUSTRIE COTONNIÈRE EN ALLEMAGNE
de malades des fabriques, outre l’assurance gouverne
mentale contre l’invalidité et la vieillesse, il existe seize
sociétés mutuelles ouvrières ayant pour objet la distri
bution de secours en cas de décès, de maladie, d’invali
dité. La plupart du temps ces sociétés sont administrées
par les ouvriers eux-mêmes ; très souvent, presque tou
jours, les fabriques leur aident Une filature d’une cer
taine importance leur paie une cotisation annuelle de
5.000 marks (6.250 francs).
Il en sera question ailleurs, plus en détail, mais puis
que nous sommes sur ce terrain il est intéressant de re
marquer, qu’outre les cotisations que l’ouvrier paie à
ces sociétés de secours privés et souvent aussi aux syn
dicats ouvriers, il épargne ; les caisses d’épargne des fa
briques donnent 4 à 5 % d’intérêt, pour favoriser l’épar
gne. Cinq filatures et tissages représentant ensemble
393.000 broches et 3.850 métiers à lisser, et occupant
5 450 ouvriers, ont en dépôt dans leurs caisses d’épargne
la somme de 1.053.000 marks ou 1.306.000 francs.
Voyons en quelques lignes, ce qui concerne les antres
provinces bavaroises malgré leur peu d’importance au
point de vue cotonnier.
Dans la Haute-Bavière, pour une filature située à la
campagne, dans une vallée, une ouvrière d’étirage gagne
en moyenne par quinzaine, 28 fr. 60, une ouvrière de
Garderie 21 fr. 40, une soigneuse de continus 32 à 34 fr.,
un fi leur 40 a 49 fr. 50, un rattacheur 37 francs, une en-
caisseuse 26 francs.
Au tissage, un tisseur sur deux métiers, par quinzaine
26 a 40 lianes, sur trois métiers 50 francs ; les tisseuses
à peu près autant, une ourdisseuse 33 fr. 30, une bobi
neuse 23 fr. 80, un monteur de chaînes 35 fr. 70, un en-
colleur 43 fiancs, rentreuses et noueuses, environ
23 francs.