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L'ARBITRAGE INTERNATIONAL CHEZ LES HELLÈNES
qu’ils étaient l’un des rares Etats grecs, d’une certaine importance,
qui, à cette époque, se comportassent d’une façon assez impartiale
vis-à-vis des événements en cours, pour qu’ils pussent être nommés
comme arbitres.
Cette tentative d’arbitrage sans résultat tombe dans l’année 371.
XXIII.
Différend d’ATHENES & de THEBES au sujet d’Orope. L’an 366.
Orope était située sur la frontière de l’Attique et de la Béotie.
La ville avait la plus grande importance pour Athènes, particulière
ment pour les relations entre l’Attique et l’Eubée. Il y avait tou
jours eu un différend entre Athènes et les Béotiens au sujet de
cette ville. La guerre du Péloponnèse l’avait fait perdre à Athènes,
mais celle-ci l’avait reprise par la paix d’Antalkidas en 387.
En l’an 366, la ville fut surprise par des exilés appartenant au
parti ennemi d’Athènes ; ils avaient reçu l’aide du tyran d’Erétrie,
Thémisson.
L’armée athénienne, qui à cette époque se trouvait dans le Pé
loponnèse, se mit immédiatement en marche contre la ville. Thé
misson reçut du secours de Thèbes, et les alliés d’Athènes se montrant
récalcitrants, les Athéniens durent supporter que les Thébains oc
cupassent provisoirement la ville, jusqu’à ce qu’une décision judi
ciaire put intervenir. Les Thébains se conduisirent en tout cas, comme
si la ville leur avait été abandonnée, et l’occupèrent sans rien de
mander, de sorte qu’il n’y eut aucune décision judiciaire. 1
Xénophon qui est ici notre principale source, ne dit sans doute
pas expressément que la décision de cette question de savoir qui avait
droit à Orope, devait avoir lieu par arbitrage ; il ne mentionne l’af
faire qu’en ces termes : 2 Que la ville avait été abandonnée à la
1 Xénophon Hell. VII, 4, Diodore XV, 76. — 2 àXX’ dvÉ'/côpr\oav ©t\ßaioic;
7iapaxttTa9-é|uievot tòy ’Opconôv pé%pi bixr\v. Cfr. Diodor XV, 76: ot ©T\ßaioi ßor^rjocmec;
aùxtû (rep ’Opcoxcp) xcù xapaXaßovteç èv xapaxata&^x^ t^v TiôXtv oùx coiébcoxav.
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SB
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