des reserves y est absolument incomplete ou meme basege sur des
definitions differentes.
3. De l’importance exclusive que l’on attribue a la production,
en laissant completement de cöte l’etude de la consommation, des
besoins de chaque pays en matieres minerales, des diff£rentes
possibilites permettant d’y satisfaire, des marches et des prix qui
en resultent.
Nous allons donc examiner successivement ces trois categories
de difficultes et insister sur celles dont la solution pourrait &tre
suggeree par notre Comite.
1. Defectuosite des statistiques minieres
«Toute la statistique miniere internationale — constate le Prof.
Krahmann — est inutilisable au point de vue scientifique et pour-
tant, faute de mieux, on l’utilise constamment dans la pratique et
on s’est sert comme base pour les bilans commerciaux, les tarifs
douaniers, les traites de commerce, etc., en Iui donnant le carac-
tere d’une documentation d’origine officielle et par consequent —
Scrit l’auteur — exacte, alors qu’en realite elle constitue une image
entierement trompeuse, remplie d’erreurs, d’illusions, de confusions
et de malentendus.» Ces defauts des statistiques minieres provien-
nent, selon l’auteur, de la non-existence d’une nomenclature
scientifique internationale en matiere de geEologie appliquee et
d’&conomie miniere, alors que la chimie, la mineralogie, la petro-
graphie, beneficient deja d’une nomenclature scientifique adoptee
par presque tous les pays.
Mais si tout le monde est d’accord avec le Prof. Krahmann en
ce qui concerne la defectuosite des statistiques minieres inter-
nationales, il est Evident, par contre, que cette defectuosit& ne
saurait provenir exclusivement du manque d’une nomenclature
scientifique internationale en matiere minigre.
Bien d’autres causes interviennent en meme temps pour rendre
ces statistiques non-comparables. Et notre Commission mixte d’uni-
fication des methodes statistiques nationales a dejı aborde toute
(0 Krahmann, Arbeitsgemeinschaft
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