NOTRE FLOTTE COMMERCIALE. QÖ
saurait cire récusée, que nous suivrons pour marquer l’état
actuel de cette naviqation par rapport à ses débuts.
Sir William While considère ([ue l’on peut fixer de la
laçon suivante les progrès du steamer :
1° Augmentation des dimensions et des tonnages des na
vires et grand accroissement de puissance des machines en
même temps qu’ont augmenté les vitesses ;
2° Perfectionnement des machines marines accompagnant
l’accroissement de pression de la vapeur. Économie de com
bustible et réduction du poids des appareils moteurs par
•’apport aux puissances développées ;
3° Amélioration des matériaux employés ; meilleur sys
tème de construction; coques relativement plus légères, et
plus grande puissance de transport ;
4° Amélioration des formes, tendant à diminuer la résis-
hiiice, et économie de puissance par la propulsion.
Ges progrès caractéristiques apparaissent notamment avec
clarté si l’on compare les anciens paquebots transatlantiques
•uix paquebots actuels ; pour ce genre de navires, on le sait,
lu distance à parcourir est restée la meme et la capacité de
cargaison n’est pas un facteur important.
En i84o, le Britannia (Compagnie Gnnard), en bois, à
•'oues, avait une vitesse de huit nœuds et demi à la mer. Le
déplacement était de 2,000 tonneaux, la longueur de 207
pieds ; la machine, de 700 chevaux, nécessitait une dépense
de 4O tonneaux, soit 2’‘s,2G5 de charbon par cheval indiijué
U l’heure.
En i8g4, la Campania (Compagnie Gunard), machines à
li'iple expansion, deux hélices, longueur Goo pieds, a un
déplacement de 20,000 tonneaux, une puissance de 28,000
chevaux, atteint une vitesse de 22 nœuds et dépense 5oo
fünneaux de charbon par jour.
Oceanic, de la Compagnie White Star, a G85 pieds de