LE PÉROU ÉCONOMIQUE
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piquette, est la boisson de rigueur pour tous ces mets.
VI. — De même qu’au Chili, une des calamités qui pèsent
sur Lima, sont les casas de prestamos, sortes de monts-
de-piété libres, qui existent en grand nombre et qui, loin
de soulager la misère, l’augmenteraient plutôt. L’absence
d’un mont-de-piété officiel a fait naître cette sorte d éta
blissement qui ne fait qu’opprimer les nécessiteux en exi
geant un intérêt de 4 pour 100 mensuel suivant l’objet
engagé. La surveillance de ces établissements est exercée
par la municipalité au moyen d’inspecteurs.
Les objets redevables de plus de 6 mois d’intérêts, sont
vendus aux enchères publiques. Une fois le prêteur rem
boursé, le solde, s’il y en a, est versé à la Caisse municipale
qui le fait servir à la diffusion de l’instruction s’il n’est
pas réclamé dans les 6 mois.
VIL — Les prix payés aux domestiques indigènes sont
les suivants :
Une cuisinière est payée, suivant le nombre des per
sonnes à servir et suivant ses connaissances culinaires, de
10 soles à 25 soles par mois. Les cuisiniers se paient
plus cher. Une nourrice, de 25 à 40 soles mensuels. Une
petite servante, de 8 à 16 soles. Un petit domestique, un
prix sensiblement égal. Un bon valet de chambre ou
mayordomo est toujours payé plus cher, suivant services et
conventions.
Il n’existe à Lima qu’un petit nombre d’établissements
de bains, car la plupart des maisons sont pourvues de
salles de bains. Sur presque toutes les places, il existe des
stations de voitures. Le cocher de Lima est docile, bon
garçon, très complaisant et surtout très discret. Il est rare
que Ion ait à se plaindre de son service. Le tarif des
voitures n est pas très élevé : 2 fr. 50 pour la première
heure, 0 fr. 50 par quart d’heure en sus ; la course varie de