APPENDICE
Page 32. — A ces quatre caractères du socialisme il faudrait en
ajouter un autre : c’est de se refuser à reconnaître l'existence d’un
intérêt public au dessus de l'intérêt de la classe ouvrière. Et c'est
logique en effet parcequ’il admet comme évident qu'en dehors de la
classe ouvrière il n’y a que des parasites.
Page 78. — Ces nombres indices sont ceux du prix au détail. En
1926 ils sont un peu plus bas pour l’Angleterre (158) et la Suisse (161)
mais plus hauts pour d'autres pays et malheureusement surtout
pour la France (près de 600 en juillet 1926).
Page 129. — De ce fait que tout capital n’est financièrement qu'un
revenu capitalisé, il résulte que l'impôt sur le capital, tant prôné par
les partis politiques de gauche, ne peut être qu’un impôt sur le revenu.
Page 251 note. — De 1924 à 1926 l'émission des billets a malheureuse-
ment fort augmentée, passant de 40 milliards de franes à 55 milliards,
mais la hausse des prix a monté parallèlement, le nombre-indice passant
de 400 à 600.
Page 266. — Les chapitres sur la monnaie métallique et le bi-métal-
lisme peuvent paraître prendre trop de place, puisque la monnaie, tant
celle d’or que d'argent, a disparu de la circulation et que la nouvelle-
génération ne la connaît plus. Nous n'avons pas cru néanmoins de
voir supprimer ni amputer toute cette partie relative à l’économie
monétaire, non seulement parce que la disparition de la monnaie
métallique peut n’être qu’un phénomène transitoire — elle a déjà
reparu en Suisse et en Russie — mais surtout parce que c’est
l’étude de la monnaie qui a servi de base à presque toute la science
économique.
Page 282-284. — Ces appréciations sur les effets bienfaisants de la
hausse des prix peuvent paraître entachées d’un optimiste excessif,
étant données les proportions démesurées de la hausse en ces derniers
temps. On ne doit pas fermer les yeux, en effet, sur les souffrances
et la ruine qu'elle a infligées à l'épargne, aggravées par l'impôt. Cepen-