LE PÉROU ÉCONOMIQUE 155
être d’une grande diversité, la production de la Costa est
quand même des plus importantes.
Cette végétation est concentrée dans un certain nombre
d’oasis naturelles et artificielles, ces dernières deviennent
déplus en plus nombreuses. Tout ce qui n’est pas vallée,
les plaines et versants des montagnes, est dénudé pendant
sept à huit mois de l’année ; çà et là, on trouve des cactus
et des chardons qui recouvrent un peu l’aridité du sol. Mais
lorsque les averses et la rosée de brouillard commencent à
tomber, ces déserts se couvrent d’une végétation herbacée
plus ou moins abondante, parmi laquelle jaillissent les
grandes fleurs jaunes de Yamancaues, et diverses autres
aux couleurs rouges et blanches qui égaient le paysage,
généralement morne et désolé. Mais tout cela disparaît
avec le retour du printemps, et bientôt le sol reprend
son aspect désertique.
La végétation reste constante dans les vallées arrosées
par de petits cours d’eau, ou par des étangs et des mares
(represas) dont l’eau a été captée plus ou moins loin. Si les
essences forestières sont peu nombreuses, puisqu’on voit
à peine quelques bosquets de caroubiers, d’acacias ou de
molle odoriférant, car les grands arbres ne se plaisent
pas dans cette région, en revanche on y trouve toutes les
variétés des arbres à fruit d’Europe, en même temps que
ceux des régions intertropicales : poiriers, pêchers, pru
niers, pommiers, mûriers, oliviers, voisinent avec des ba
naniers, des citronniers, des orangers, des grenadilliers,l a-
nanas, etc. C’est aussi une grande variété de légumineuses,
pommes de terre de plusieurs sortes, la patate camote, le
manioc (yucca), divers échantillons de plantes naturelles
et un grand nombre de fleurs cultivées avec soin.
Les plantes qui font l’objet d’une culture intensive sont :
la canne à sucre, le cacaoyer, le riz, le cotonnier, le maïs,