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Ce poinçon est appliqué sur certaines pièces du mouvement.
Indépendamment du poinçon, le Bureau de contrôle délivre également sur demande un
certificat d’épreuve indiquant la marche régulière de la montre. Le poinçon est gratuit, le certificat
délivré donne lieu à la perception d’un droit de 1 fr. 50.
Outre le poinçon, la montre qui a été reconnue bonne est munie d’une étiquette attachée
au pendant, portant d’un côté «montre de Genève », de l’autre « contrôle officiel ».
La Commission de contrôle, instituée en exécution du décret du Grand Conseil, a établi un
certain nombre de règles techniques pour la fabrication et les conditions auxquelles les montres
doivent satisfaire pour obtenir le poinçon.
Il existe en Suisse des bureaux de contrôle pour la marche des montres à Bienne, la Chaux-
de-Fonds, le Locle, Saint-Imier. Ces bureaux délivrent’ des certificats pour les montres dont la
marche a été reconnue conforme à certaines règles déterminées. Ces bulletins portent les indications
techniques nécessaires.
Le Laboratoire fédéral d’essai des matériaux, annexé à l’Ecole polytechnique fédérale de
Zurich, procède, moyennant une taxe variable dans chaque cas et l’envoi d’échantillons, à des essais
sur un grand nombre de matériaux, principalement de construction, des fils métalliques, courroies,
câbles, récipients à gaz, graisses, huiles, papier, argiles, analyses chimiques, etc., et délivre des
procès-verbaux dans lesquels sont consignés les résultats des essais effectués,
La Station suisse d’essais de St-Gall, de caractère officiel et complètement neutre, est placée
sous la surveillance du Gouvernement et du Directoire commercial de St-Gall: elle est subven-
tionnée par la Confédération ainsi que par les principaux groupes de l’industrie suisse du textile,
du cuir et du savon. Elle est à la disposition de tous pour procéder à l’ expertise et à l’analyse,
de marchandises de tous genres, ressortissant à ces domaines différents de l' activité industrielle.
Ne poursuivant aucun but lucratif, les trais des expertises qui lui sont demandées sont réduits
au minimum.
Ces expertises se font sur des échantillons fournis par les intéressés au moyen d’un matériel
perfectionné et par des spécialistes techniques, Elles donnent lieu à la délivrance de certificats.
La station comporte trois départements :
1° Pour l’industrie textile qui s'occupe d'essais des filés et retors pour les filatures et retor-
deries de coton, laine et chappe, essais qui portent notamment sur le triage, la teneur d'humidité,
la solidité. Ces essais ne se bornent pas seulement aux fils de coton, mais s’étendent aussi bien
aux fils de lin, mi-laine, laine, soie artificielle ou naturelle, fils pour tapis. L'examen se fait égale-
ment pour les tissus, tulles, articles de tricotage et bonneterie. La station de St-Gall examine
aussi des tissus de laine et mi-laine tels que draps, étoffes de laine peignée, draps d’uniforme et
produits de laine artificielle au point de vue de la qualité de la matière première, teinture, usure,
imperméabilité. Elle fournit également des données sur les défauts de fabrication et d’apprétage
ou contrôle les tissus à la demande de buanderies, teintureries, ateliers de flambage, fabriques de
chaussures et de l’industrie argovienne de la paille. Elle établit également la détermination du
degré de mercerisation, examine les tissus teints pour la résistance de la couleur au lavage, à la
cuisson, à la lumière et au chlore. Elle examine encore les produits chimiques, acides, alcalis,
produits d’apprêtage, colorants pour la teinture de la soie, employés dans les blanchisseries, tein
tureries ou établissements d’apprêtage.
29 Pour l'industrie du cuir, les essais portent sur toutes les matières et tous les produits qui
entrent en ligne de compte dans la préparation et le travail du cuir, principalement les matières
tannantes. La Station recherche aussi le degré de résistance ou d'imperméabilité du cuir, de grosses
toiles d’emballage et produits analogues.
3° Pour l’industrie des graisses et huiles techniques et du savon. Ce département procède à des
essais, analyses et recherches portant notamment sur les graisses et les huiles au sujet de leur
composition et qualités comme lubrifiants, par exemple, sur les graisses et acides gras utilisés en
savonnerie, sur les savons, les poudres de savon et de lessive, la glycérine, les alcalis, les pâtes
grasses et le mastic pour vitres.
La Condition des soies de Zurich et de Bâle qui fonctionne dans les mêmes conditions à Lyon
et à Milan, est une société qui procède, sur demande des intéressés, au titrage et pesage de la soie.
Elle communique le résultat de ses opérations aux contractants au moyen de bulletins qui font
foi entre acheteurs et vendeurs. Dans la pratique, lorsqu’une maison étrangère achète de la soie
en Suisse, elle la fait diriger sur les établissements de la Société par le vendeur qui l’y met à la
disposition de l’acheteur. Celui-ci donne les instructions pour les essais qu’il désire voir effectuer,
et, quand ceux-ci sont satisfaisants, l’acheteur fait constater le poids avant de faire procéder à
l’expédition.
En ce qui concerne les machines, il est courant dans la pratique de n’en prendre livraison
qu'après avoir fait procéder à des essais en présence de mandataires qualifiés, désignés par l’ache-
teur.
Il y a lieu de mentionner encore le laboratoire de la Société suisse des électriciens à Zurich et
ies laboratoires du canton et de la ville de Zurich, l’établissement d’essais agricoles à Oerlikon,
les établissements de chimie agricole à Liebefeld près de Berne et à Lausanne, l’établissement
d'essais et de contrôle de semences à Lausanne, l’établissement d’industrie laitière et de bactério-
logie à Liebefeld, l’établissement d’essais pour l’arboriculture, la viticulture et l’horticulture à
Wädenswil et la Station fédérale d’essais viticoles à Lausanne.
Toutes ces institutions procèdent à des travaux officiels, ainsi qu’à des examens ou essais
qui leur sont demandés par des particuliers.
Lorsque des particuliers-s’adressent à des associations commerciales et industrielles pour faire
expertiser des marchandises, ou bien ces associations se bornent à recommander des personnes pour
les expertises sans assumer aucune garantie à leur égard, et alors l’autorité de ces experts se trouve