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» nels destinés tout particulièrement à ceux de nos jeu-
» nes gens qui veulent et qui tiennent à se perfectionner
» dans quelques-uns des problèmes qui touchent notre
s corporation » *.
Si important qu’il soit de remédier aux lacunes du
savoir des adultes, de corriger ce « manque d'instruction
technique des tenanciers, qui vendent et surtout achè-
tent dans de mauvaises conditions » ?, il est plus indis-
pensable encore de tâcher de former tout de suite con-
venablement les jeunes gens qui veulent se vouer au
commerce, de se consacrer avec un soin particulier au
problème de l’apprentissage au sens étroit et courant du
lerme.
Dans son remarquable ouvrage : L'Apprentissage en
Suisse (Louvain, Ecole des sciences politiques et socia-
les, 1910), le Dr Emile Savoy consacre tout un chapitre
a l’enseignement commercial. Malheureusement, il ne
sépare pas du problème d’ensemble celui de l’appren-
tissage des détaillants et de l’apprentissage chez les dé-
taillants. Nous avons déjà émis en note, dans notre pre-
miière partie, de forts doutes au sujet de l’adaptation de
l’enseignement commercial tel qu’on le comprend en
* 30e rapport de l'A. E. S., pp. 17-18. Le même rapport
dit aussi, à la p. 18: «Plus que jamais, le détaillant doit
» aujourd’hui connaître les marchandises qu’il met en vente.
» Il faut qu’il puisse, cas échéant, donner à sa clientèle tous
» les renseignements voulus sur la nature des produits qu’il
»tient en magasin. La chimie et la technique apportent
» chaque jour quelque chose de nouveau sur le marché, ce
» qui nécessite un effort spécial pour rester au courant de
» toutes ces nouveautés. »
Pour se tenir ainsi au courant, il faut beaucoup lire.
Malheureusement, demander de grandes lectures d’un ’é-
taillant, c’est parfois trop exiger.
«Der Detaillist ist vielfach eine von Sorgen derart ge-
» plagte Persônlichkeit, dass er wenig Zeit und Lust hat,
»sich noch mit Lesen von Büchern abzugeben.» {Sigfried
Bloch, op. cit, 7 7
? Clerget, loc.
.