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tion d’équipes de relève et en de nombreux cas (notamment pour le
personnel des usines génératrices d’éléctricité et des usines hydrauliques)
ces équipes ont été déjà en partie instituées ; mais, des difficultés
s'opposent à l’adoption universelle et immédiate de ce système. . .
Il nécessiterait, par exemple, l’adoption de dispositions compliquées
dans les industries employant de très nombreuses catégories de travail-
leurs, faisant trois équipes de 8 heures chacune ; il nécessiterait une
augmentation considérable de main d’œuvre fort difficile à trouver
lorsqu’il s’agit de main d’œuvre qualifiée ; de plus, dans les petites
usines, où le personnel est peu nombreux, une équipe de relève néces-
siterait une augmentation importante de l’effectif et il n’y aurait pas
suffisamment de travail pour employer tout le monde pendant la semaine.
Certaines opérations doivent être eflectuées avant le commencement
du travail et doivent se poursuivre après l’expiration de la journée
normale ; il serait impossible de s'assurer un personnel de relève.
On devra, par conséquent, prévoir des dérogations à la limite de
48 heures pour chacune des 3 catégories en question, examinées sous les
rubriques suivantes :—
I—INDUSTRIES À EXEMPTER.
On comprend sous cette rubrique les travaux pour lesquels la majorité
des ouvriers travaille 7 jours par semaine.
(A) Industries dans lesquelles le travail se poursuit nécessairement
nuit et jour pendant 7 jours par semaine ; par exemple :
(1) L’extraction du métal de son minerai ou la récupération du métal
par les hauts fourneaux ou autres procédés.
NoTE.—On extrait le métal du minerai par 5 méthodes prineipales :—
(a) à l’aide des hauts fourneaux ; (b) à l’aide des fours à réverbère ;
(ec) à l’aide de cornues ; (d) à l’aide de fours électriques; (e) par les
procédés électrolytiques.
Hauts Fourneauxæ.—TLe métal est extrait par la réduction, à l’aide
d’un puissant courant d’air, du minerai placé dans des four cylindriques
verticaux. Le procédé est continu afin d'empêcher une perte de
combustible et des avaries de matériel et d’outillage. Quand le
fourneau est très grand, comme dans les cas de ceux employés pour
fondre le minerai de fer, une fois que le haut-fourneau est ‘“ mis à feu ”
ou misen marche, il reste continuellement en action toute la semaine,
jour et nuit pendant des années, jusqu’à ce que le revêtement soit usé
et ait besoin d’être reconstruit. Pour fondre d’autres métaux, tels
que le cuivre, le plomb, l’antimoine, on utilise de plus petits fourneaux
et qui sont maintenus en action pendant des périodes plus courtes.
Par exemple, dans le cas du plomb et de l’antimoine, les fourneaux ne
restent en marche que pendant 3 ou 4 semaines ; on les laisse reposer
pendant quelques semaines, mais le procédé est continu tant qu’ils
restent en marche. Pour la fonte du cuivre, le four étant petit, il est
d’usage de cesser travail le samedi après-midi (l’heure de l’arrêt variant
selon que le travail est plus ou moins avancé) jusqu’au dimanche