une serie de domaines de l’&conomie generale pour lesquels les
donnges statistiques sont l’instrument de travail fondamental.
Et ici il ne sera peut-&tre pas superflu de dire quelques mots
sur la maniere d’envisager une statistique au point de vue des
principes.
Tout phenomene — soit du domaine des sciences exactes, soit
du domaine des sciences €conomiques, sociologiques, etc. — de-
pend, ou est fonction comme on dit, d’un ou de plusieurs facteurs
dont les valeurs peuvent &tre exprimees par des nombres qui sont
le resultat de la mesure de ces facteurs avec une unite de mesure
judicieusement choisie.
En comparant ces nombres, on trouve ce qu’on appelle la Zo%
d’interdependance de ces facteurs.
Mais pour que cette loi d’interdependance constitue la loi du
phenomene observe, il faut qu’elle puisse se verifier toujours, dans
les memes conditions et partout.
A cet effet, il est necessaire:
a) De bien definir les grandeurs que l’on mesure,
b) de mesurer ces grandeurs par des methodes dont on connaisse
le degre de precision dans chaque cas,
c) de choisir une unite de mesure adequate, bien. definie, facile-
ment realisable.
Telles sont les conditions fondamentales que les donnees statis-
tiques doivent remplir.
Mais il cönvient d’ajouter que si ces conditions sont toujours
remplies par les donnges numeriques constituant les tableaux des
donnees d’observation des phenomenes dont s’occupent les scien-
ces exactes, On est reste trop longtemps sans se rendre compte que
la meme rigueur et precision sont necessaires pour la confection
des statistiques destinees a servir l’instrument fondamental de tra-
vail a P&conomiste et au sociologue, qui doivent essayer d’arracher
le mystere dont semblent.enveloppes les phenomenes Economiques
et sociologiques, en verite bien plus compliques en apparence que
les phenomenes etudies par les sciences exactes.
Le Prof. Krahmann reclame une nomenclature scientifique inter-
nationale en matiere miniere. Cela cadre parfaitement avec la con-
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