LA BYRIE
son possible pour faire disparaître les conséquences.
C’est ainsi que la récolte de cocons, qui était tombée
cn 1920 à 800 000 kilogrammes, a successivement atteint
1 100 000 kilogrammes en 1921; 1900000 en 1922:
2 250 000 en 1923 ; 2 850 000 en 1924 et 3 000 000 en 1925.
La production d’avant guerre est à peu près retrouvée,
elle peut être aisément doublée et triplée.
La culture du coton a été également l’objet de sérieux
efforts ; la récolte, insignifiante les années précédentes, a
atteint en 1923 le chiffre de 18 000 balles de 100 kilo-
grammes et en 1924 et 1925 celui de 30 000 balles ; il
s’agit là surtout de coton à fibres courtes cultivé à sec.
Mais depuis 1923 des expériences et des études concer-
nant la culture irriguée du coton à fibres longues ont
donné les résultats les plus encourageants. Sans parler
des petites plaines que l’on rencontre sur la côte, il existe
dans la vallée de l’Oronte deux vastes plaines, l’une à
hauteur de Hama, l’autre en amont d’Antioche, dans
lesquelles le volume des eaux fluviales comme la qualité
du sol permettent d’envisager, pour commencer, la mise
en valeur de plus de 100 000 hectares de terres propres
à la culture du coton.
Ainsi le commerce et l’agriculture sont en mesure de
transformer dans un délai assez bref la situation écono-
mique, En plus du bien qui en résultera pour ses popula-
tions, la Syrie pourra disposer alors de ressources suffi-
santes pour faire face à ses besoins propres, y compris ceux
que représente la défense de son sol, comme aussi pour
dédommager la France des grands sacrifices qu’elle a
consentis, et cela directement par le remboursement
prévu à l’article 15 de la Charte d’une partie des dépenses
faites par elle, et indirectement grâce au courant d’affaires
qui s’établira entre les deux pavs.
Pour qu’un tel programme politique et économique
puisse se développer. il faut que le pays soit tranquille